Dans une interview accordée au journal « Le Renouveau du Burundi » par l’administrateur communal de Gisuru, Amos Ndayizamvye, et certains habitants de la même commune, l’accent particulier est mis sur les projets prioritaires menés, notamment en agriculture, l’élevage et l’éducation, afin de concrétiser la vision nationale dans cette commune.

(Photo: Jean Marie Ndayisenga)
M. Ndayizamvye, a dressé un bilan des grands projets exécutés pour matérialiser la Vision nationale. Il a souligné que la population s’investit activement dans l’agriculture vivrière et de rente. Pour optimiser le développement agricole et environnemental, les habitants sont encouragés à cultiver l’ananas sur les courbes de niveau, une méthode qui permettra de lutter contre l’érosion tout en renforçant les recettes fiscales de la commune.
Concernant les cultures de rente, M. Ndayizamvye a précisé que les autorités promeuvent intensément le palmier à huile, ainsi que l’avocat de variété Ruhere. Sur le plan de l’élevage, M. Ndayizamvye s’est félicité des progrès déjà enregistrés grâce à la campagne incitant chaque citoyen à posséder au moins un animal, ce qui a entraîné une baisse du prix de la viande sur les marchés locaux. Il a également insisté sur la nécessité d’une alimentation équilibrée combinant les trois groupes d’aliments essentiels.
Lutte contre la contrebande et infrastructures communales
M. Ndayizamvye a évoqué la lutte rigoureuse menée contre le commerce frauduleux. « Alors que la contrebande vers le pays voisin frontalier de six des huit zones de la commune était monnaie courante, un suivi strict a permis de réduire considérablement ce phénomène, les contrevenants s’exposant à de lourdes sanctions. En parallèle, l’administration a engagé des projets propres, à l’instar de la construction des bureaux communaux et de l’aménagement de routes indispensables pour faciliter l’évacuation et l’échange des produits agricoles », a-t-il ajouté.
Dans le secteur éducatif, M. Ndayizamvye a indiqué que l’ambition de la commune Gisuru est d’offrir une formation intellectuelle et morale de qualité. Il affirme que pour surmonter le manque d’enseignants, la commune fait appel à des enseignants bénévoles soutenus par un fonds commun (destiné à appuyer les bénévoles), tout en construisant de nouvelles salles de classe et en augmentant le nombre de bancs-pupitres.
De leur côté, les résidents de la commune de Gisuru témoignent de ces transformations profondes. Jean-Claude Niyongabo a affirmé que sa commune se développe à travers des projets concrets alignés sur la Vision nationale. Il a souligné l’intensification des cultures vivrières et de rente, la modernisation de l’habitat ainsi que l’abandon progressif de la contrebande, estimant : « en 2040, nous aurons atteint l’émergence ».
Abondant dans le même sens, Odette Mukeshimana a salué la sensibilisation menée par l’administration locale, observant des changements positifs dans tous les aspects de la vie quotidienne et affirmant que la vision de l’émergence sera atteinte d’ici très peu d’années.
Jean Marie Ndayisenga
