Le mercredi 28 octobre 2026 à l’hémicycle de Kigobe, sous l’égide de Daniel Gélase Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale, les députés se sont réunis pour analyser les rapports de performance et d’exécution budgétaire pour le troisième et quatrième trimestre, exercice 2025-2026. Les résultats desdits rapports sont prometteur avec un taux de réalisation des recettes fiscales de 112.7% soit 688 131 721 323 Fbu sur 610 179 986 681 Fbu prévus au troisième trimestre et 128.29% soit 715 579 886 619 FBU sur 557 771 826 920 FBU prévus au quatrième trimestre de cette année Budgétaire. Le ministre des Finances du budget et de l’economie numérique était l’invité du jour pour répondre aux questions orales des députés.

Présentés par le député Rédempteur Gahitira, président de la commission permanente chargée des comptes publics, des finances, des affaires économiques et de la planification, les rapports ont permis d’évaluer le niveau de réalisation des recettes, l’exécution des dépenses par rapport aux prévisions, le niveau de réalisation des exonérations accordées, le niveau de réalisation des dépenses par grande masse, des niveaux de liquidation et de décaissement des dépenses financées sur les ressources intérieures, le niveau de réalisation des dépenses par classification administratives et analyse du PTBA par programme, action et activité.
Dans ces deux rapports, le budget a été exécuté, à la fois, au niveau des administrations centrales des ministères et institutions constitutionnelles ainsi que dans les structures déconcentrées et décentralisées.
Des insuffisances dans la mobilisation des recettes non fiscales
Cependant, la commission a relevé des insuffisances dans la mobilisation des recettes non fiscales et a recommandé des mesures supplémentaires pour améliorer leur rendement. Elle a également attiré l’attention sur le niveau des exonérations fiscales, qui a dépassé le seuil prévu. Une étude d’impact a ainsi été commanditée, afin d’en évaluer les conséquences sur les recettes de l’Etat.
Dans le souci de renforcer la gestion des finances publiques, le ministre a annoncé des mesures visant à former les comptables sur l’élaboration des états financiers et à améliorer le suivi des comptes ouverts dans les provinces ainsi que l’utilisation effective des machines à facturation des commerçants pour la mobilisation des recettes. Il a signalé que le ministère en charge des finances va arriver a plus de 40.000 machines à facturation distribuées au cours de cette année budgétaire.
Par ailleurs, les députés ont recommandé que les ministres concernés par les secteurs de la tourbe et Anagessa soient invités pour les questions orales car, ils affichent un taux nul de réalisation des recettes, afin d’expliquer les contre-performances constatées.

Eviter des décaissements concentrés à la fin de l’exercice budgétaire, parmi les recommandations
Parmi les principales recommandations formulées figurent le respect des principes du budget-programme et des autorisations budgétaires, éviter des décaissements concentrés, à la fin de l’exercice budgétaire, ainsi que le remboursement de la dette conformément à la stratégie de gestion de la dette à moyen et à court terme.
Comme les résultats globaux de l’exécution budgétaire témoignent de progrès encourageants, les recommandations formulées par l’Assemblée nationale mettent en évidence la nécessité de poursuivre les réformes, d’améliorer l’efficacité des dépenses et de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Ferdinand Hakizimana
Maleya Gisèle (Stagiaire)
