Célébration le lundi 4 mai 2025 la Journée mondiale de la liberté de la presse, édition 2026, sous le thème « Façonner un avenir en paix ». Pour l’assistant ministre de la Communication et des médias, Jean Claude Nizigiyimana, façonner un avenir meilleur en paix nécessite des médias forts, crédibles et responsables et exige un engagement renouvelé de tous.

M. Nizigiyimana a lancé un appel à tous les acteurs du secteur médiatique à continuer à œuvrer ensemble dans un esprit de responsabilité, d’éthique et de professionnalisme. « La ministre de la Communication et de médias salue le travail remarquable des journalistes qui, malgré les difficultés, continuent d’informer, d’éduquer et de sensibiliser la population et réaffirme son engagement à soutenir un environnement médiatique libre, pluraliste et sécurisé.
M. Nizigiyimana a reconnu les défis auxquels ce secteur fait face. C’est notamment l’insuffisance des mécanismes structurés de financement et d’appui aux médias, le manque de dispositifs adéquats de protection sociale et la nécessité d’un état des lieux objectif de l’exercice du journaliste. Malgré ces défis, le coordinateur de la Maison pour la paix de l’Unesco au Burundi, Peter Wallet, a félicité le gouvernement du Burundi et les professionnels des médias pour les réformes déjà entreprises. « Le Burundi s’inscrit depuis quelques années dans une dynamique encourageante de renforcement du cadre normatif en matière du droit de l’information, de la liberté d’expression et de la presse », a-t-il indiqué. Pour M. Wallet, ces réformes témoignent une volonté claire de renforcer un environnement propice à l’exercice du journalisme au Burundi.
La présidente de la Maison de la presse. Mireille Kanyange a indiqué que des avancées significatives méritent d’être reconnues et encouragées. « Aujourd’hui, il est important de noter qu’aucun journaliste n’est emprisonné en raison de l’exercice de son métier, ce qui constitue un indicateur positif de l’évolution de l’environnement médiatique dans notre pays ». Et d’ajouter que façonner un avenir en paix, c’est refuser la désinformation, lutter contre les discours de haine et privilégier un journalisme éthique et professionnel. « Le journalisme est un pilier de la démocratie. Il doit rester au service de la vérité, de la paix et de l’intérêt général », a-t-elle cimenté.
Moïse Nkurunziza
