Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye a encadré, le lundi 4 mai 2026 à l’hôtel Royal Palace une formation sur l’analyse du budget 2026-2027 et l’exploitation du portail web de la primature. Il a recommandé à toutes les cellules de la primature de s’appuyer sur le rationalisme, l’efficacité, l’impact, l’efficience et la durabilité dans toute planification. Il a rappelé que la communication doit aussi être renforcée pour produire des résultats tangibles.

Nestor Ntahontuye a indiqué qu’il s’agissait de poursuivre les activités déjà engagées afin de donner des orientations destinées à aider les ministères à élaborer et à préparer la manière dont seront exécutées les actions du pays pour l’année budgétaire 2026-2027, couvrant la période de juillet 2026 à juin 2027, en cours de planification. Selon lui, la planification budgétaire du pays reposera sur les actions et les priorités qui seront définies dans ce projet de loi, lequel encadrera les finances de l’année. Il a également souligné que la planification constitue une œuvre importante et difficile, exigeant beaucoup de rigueur pour garantir que tous les citoyens en tirent profit, avec une amélioration par rapport à ce qui a été prévu pour eux. Selon lui, cela requiert de la vigilance, de l’effort, de la persévérance et de l’intelligence.
Approche de planification centrée sur les citoyens et les ressources disponibles
Par ailleurs, M. Ntahontuye a ajouté qu’il faut planifier en s’appuyant sur cinq piliers élaborés par les experts et qui doivent guider la planification des activités à savoir le rationalisme, l’efficacité, l’impact, l’efficience et la durabilité dans la planification. Il précise qu’il est nécessaire de comprendre l’action, notamment celle qui, en planification, aide les citoyens ou un secteur donné, en fonction des ressources disponibles, ce qui correspond au rationalisme. Il signale aussi que le deuxième aspect exige de s’assurer de l’efficacité de ce qui est planifié, c’est-à-dire des résultats qui seront produits par l’activité réalisée. Il recommande en outre que les autorités réfléchissent à la manière d’atteindre les résultats souhaités en utilisant le moins de moyens possible. Enfin, il conseille aux responsables des cellules de la Primature de concevoir des activités susceptibles d’apporter un changement dans la vie des citoyens et d’évaluer si ce qui est planifié sera durable.
Renforcer la communication pour obtenir des résultats concrets
Pour M. Ntahontuye, la communication constitue un pilier essentiel des activités quotidiennes au sein de la Primature. Elle permet d’informer et de faire comprendre, non seulement aux Burundais, mais aussi aux étrangers, ce que l’institution fait réellement. Il a comparé la communication à une école qui transmet des repères concrets, en aidant à saisir le sens des actions menées. « La communication est une école qui enseigne aux Burundais et à tous les étrangers ce que l’on fait afin de comprendre et de savoir comment on agit, tout en menant les activités depuis les bureaux », a-t-il déclaré. Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la communication afin qu’elle ne reste pas théorique, mais qu’elle aboutisse à des résultats tangibles et visibles dans le fonctionnement de la Primature, ainsi que dans l’impact des actions menées.
Etienne Nduwimana
