En prélude à la célébration de la Journée mondiale prévue le lundi 4 mai 2026, la présidente de la Maison de presse du Burundi Mireille Kanyange a tenu, le jeudi 30 avril 2026, une conférence de presse. De la précarité des médias aux droits des journalistes en passant par la protection sociale, Mme Kanyange a montré les hauts et les débats dans l’exercice du métier de journaliste au Burundi.

La Journée mondiale de la liberté de presse, édition 2026, sera célébrée sous le thème: « Façonner un avenir meilleur en paix ». Revenant sur les grands moments déjà vécus en 2026, Mme Kanyange a salué la libération de deux journalistes Kenny Claude Nduwimana et Sandra Muhoza et a regretté la mort de l’ancien ministre de la communication est des médias Gabby Bugaga et du journaliste Jackson Bahati.
Interrogé sur la précarité des médias, Mme Kanyange a reconnu certains défis. C’est notamment la rétention de l’information et le faible salaire des professionnels des médias. « La précarité des médias est notamment liée à l’absence des contrats de travail pour certains professionnels des médias. Des ce fait, des journalistes migrent chaque jour à la recherche d’un léger mieux. Il y a également la précarité liée aux conditions de travail suite notamment au manque du carburant, au manque de moyens de déplacement surtout pour les médias privés. Certains organes de presse peinent à rémunérer leur personnel». L’autre défi soulevé est lié à la problématique d’immatriculation des professionnels des médias à la sécurité sociale et tous les maux qui en découlent.
Les journalistes, des partenaires stratégiques
Au défi lié à la rétention de l’information, Mme Kanyange a rappelé que l’information est un bien public. « Les journalistes sont des partenaires stratégiques et agissent en complémentarité avec les autorités dans le développement socio-économique du pays », a-t-elle fait savoir. Mme Kanyange a rappelé les propos du chef de l’Etat burundais « Jamais sans les médias », prononcé en février 2021 lors d’un atelier d’échanges sur le rôle et la responsabilité des médias dans le développement du pays, la sauvegarde de la cohésion sociale et la protection des droits de l’Homme. « Le 1er décembre 2025, le chef de l’Etat a également précisé le rôle des médias dans la transformation socio-économique du Burundi », a-t-elle également insisté.
Pour Mme Kanyange, la rétention de l’information ouvre la voix aux rumeurs et à la désinformation et le non équilibre de l’information. Toutefois, Mme Kanyange a exhorté les professionnels des médias à la courtoisie et à la recherche de l’information en se basant sur les droits des journalistes tels qu’ils sont prescrits dans la loi sur la presse notamment les articles 50 à 57 qui montrent les droits et devoirs des journalistes.
Moïse Nkurunziza
