Dans l’avant midi du vendredi 13 mars 2026, une synergie des médias consacrée à la problématique de l’hygiène et de l’assainissement s’est déroulée dans la capitale politique, Gitega. La synergie a réuni quatre membres du gouvernement signataires de la loi encadrant ce secteur, à savoir le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et du développement communautaire, celui de la Santé publique et de la lutte contre le sida ainsi que celui de la communication et des médias. Cette synergie avait un seul objectif selon le ministère ayant la Communication dans ses attributions qui l’avait organisée celui de la justice des droits de la personne humaine et du genre, d’éclairer l’opinion sur les exigences de la nouvelle réglementation et appeler à un changement de comportement collectif.

Prenant la parole, le ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire, Léonidas Ndaruzaniye, a procédé à la lecture commentée des treize articles composant l’ordonnance ministérielle relative à l’hygiène et à l’assainissement. Il s’est particulièrement appesanti sur l’article 218, qui prévoit des sanctions contre toute personne ne respectant pas les normes en vigueur. « Toute personne qui ne respecte pas les règles d’hygiène et d’assainissement s’expose à des amendes et à d’autres sanctions prévues par la loi », a-t-il averti, insistant sur la nécessité d’une application stricte pour préserver la santé publique. Il a également évoqué d’autres dispositions destinées à réprimer les comportements mettant en péril la salubrité publique.
Améliorer les pratiques d’hygiène
Pour sa part, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Lyduine Baradahana, a dressé un tableau préoccupant de la situation sanitaire liée au manque d’hygiène. Elle a rappelé que plusieurs maladies continuent de sévir dans le pays. « Depuis le 1er janvier 2023, le choléra a été déclaré épidémie au Burundi et il n’est pas encore éradiqué », a-t-elle indiqué, avant d’ajouter que la grippe, le Mpox (variole du singe) et la dysenterie constituent également des menaces sérieuses. A titre illustratif, elle a révélé que « plus de cent mille personnes ont contracté la grippe en seulement trois semaines », soulignant l’urgence d’améliorer les pratiques d’hygiène au sein de la population.
Nul n’est censé ignorer la loi
Intervenant à son tour, le ministre de la Communication, et des médias, Gabby Bugaga, a mis en avant le rôle des médias dans la vulgarisation de la loi et la sensibilisation des citoyens. Selon lui, l’information constitue un levier essentiel pour accompagner le changement de mentalités.« Les médias doivent servir de relais pour que personne ne puisse ignorer la loi ni prétendre ne pas en avoir été informé », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la communication sur l’hygiène s’inscrit pleinement dans la Vision nationale d’un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.
Respecter les dispositions légales
Pour sa part, le ministre de la Justice, des droits de la personne humaine et du genre Alfred Ahingejeje a rappelé une fois qu’une loi est promulguée ou une ordonnance signée, elle doit être mise en exécution dans son intégralité. D’où il a appelé au respect strict des dispositions légales sur la promotion de l’hygiène et l’assainissement au Burundi
Clôturant les échanges, le ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire a annoncé une vaste campagne d’explication à travers tout le pays. Des réunions seront organisées à tous les échelons administratifs, des provinces jusqu’aux zones et collines, afin que chaque citoyen comprenne clairement ses obligations.
« Nous allons sensibiliser la population à tous les niveaux pour que chacun sache ce qu’il doit faire et puisse être tenu responsable en cas de manquement », a-t-il précisé. Dans cette optique, une réorganisation des services urbains est également envisagée, notamment par l’implication d’entreprises spécialisées dans la collecte des déchets ménagers.
Amédée Habimana
