Edouard Bizimana, ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement a organisé le vendredi 13 mars 2026 un point de presse pour présenter la situation de la migration de travail des Burundais à l’étranger. Il a indiqué que le gouvernement du Burundi suit avec une attention particulière la situation des travailleurs migrants et les recommande de passer par des voies légales pour faciliter l’intervention en cas de difficulté.

M. Bizimana affirme que personne ne peut empêcher quelqu’un d’aller travailler à l’étranger, car cela contribue au bien-être de sa famille et le pays en profite aussi. Toutefois, il souligne que lorsque cela ne se fait pas par des voies légales, cela peut entraîner des conséquences négatives. « Il faut passer par des voies légales afin de faciliter l’intervention en cas de difficulté », précise-t-il. M. Bizimana indique qu’il existe 64 agences reconnues par l’Etat pour le recrutement de travailleurs migrants. Il demande à toute personne souhaitant aller travailler à l’étranger de passer par ces agences. Concernant les pays de destination de ces travailleurs migrants, M. Bizimana précise que le ministère continue de signer des accords avec d’autres pays afin de faciliter le départ des Burundais qui souhaitent y travailler et de permettre de trouver plus facilement des solutions en cas de problème.
Passer par les canaux officiels
M. Bizimana critique les Burundais qui adoptent de mauvais comportements à l’étranger, notamment ceux qui, une fois arrivés, abandonnent leurs passeports parce qu’ils décident de se rendre ailleurs sans autorisation. Selon lui, ces agissements les décrédibilisent eux-mêmes et ternissent également l’image du pays. « Un problème s’est déjà posé en Serbie, où certains Burundais qui s’y rendaient poursuivaient ensuite leur route vers l’Union européenne. Cette situation a amené les Serbes à perdre confiance envers les Burundais, tandis que l’Union européenne a accusé la Serbie de les avoir servi de passage », signale-t-il.
M. Bizimana demande aux Burundais de s’habituer à passer par les canaux officiels afin d’éviter que les voleurs en profitent. « En Italie, ils ont annoncé qu’ils avaient besoin de travailleurs. Nous avons alors mis en place un canal officiel pour les candidatures. Les gens qui ont passé par d’autres voies, leurs candidatures n’ont pas été reçus», met-il en lumière. Il demande également aux Burundais d’éviter de se rendre à l’étranger pour y travailler en utilisant des documents frauduleux. Selon lui, ils risquent d’être expulsés une fois arrivés ou de rencontrer des problèmes sans pouvoir être assistés, puisqu’ils auront emprunté des voies illégales.
Etienne Nduwimana
