A la deuxième journée de la prière nationale d’action de grâce de fin d’année 2025 qui se déroule au terrain de football de l’ETS Kamenge, des enseignements ont été dispensés à l’endroit des leaders dans l’avant-midi du mardi 30 décembre 2025. Le chef de l’Etat les appelle au travail assidu en accomplissant convenablement leurs missions pour cheminer vers l’atteinte de la vision d’émergence en 2040 et du développement en 2060.

(Photo: Claude Hakizimana)
Le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye a centré ses enseignements sur le rôle incontournable que doivent jouer les leaders du pays pour atteindre le développement. « A l’absence des vrais leaders, tous les efforts de développement sont voués à l’échec, par manque de l’organisation. C’est de la débandade », a-t-il indiqué, tout en leur rappelant qu’ils sont les serviteurs du peuple.
M. Ndayishimiye est revenu sur le goulot d’étranglement du Burundi dans les années antérieures, notamment la dépendance à l’aide étrangère, malgré l’abondance des ressources naturelles de son sous-sol. Toutefois, c’est maintenant que les Burundais se réveillent et prennent conscience qu’ils ne doivent plus garder les yeux toujours braqués sur le soutien extérieur, a expliqué le chef de l’Etat. Il a rappelé que l’année 2025 marque la première année vers un Burundi du lait et du miel, notamment la réalisation de la Vision 2040-2060. Il s’est réjoui de l’étape franchie en 2025 surtout avec la découverte de différents sites miniers où l’extraction de minerais a déjà porté de fruits dans la caisse de l’Etat.
Pour changer l’image du Burundi en un pays développé, la clé de voûte reste un travail assidu, bien coordonné, sans faux-fuyant et c’est un processus qui requiert l’implication de tout un chacun à tous les niveaux, a martelé M. Ndayishimiye, appelant à un changement radical en rompant avec l’hypocrisie, et la recherche des intérêts personnels ou sectaires.
Un bon leadership, source de bénédictions pour le pays
Dans les enseignements dispensés par Onesphore Manirakiza, celui-ci a rappelé que la foi chrétienne se manifeste à travers les bonnes relations entre les gens dans la société. Le prédicateur a signalé qu’un bon leadership est la source de bénédictions pour le pays, tout comme il est la source d’une sorte de malédictions s’il s’écarte du Tout-puissant. Détaillant quelques aspects du rôle des leaders dans tous les domaines, y compris les leaders religieux, M. Manirakiza les a interpellés à s’acquitter convenablement de leurs missions en mettant l’intérêt du peuple au centre de leurs préoccupations.
Claude Hakizimana
