Les chiffres des adhérents dans les mutuelles de santé communautaires sont en hausse dans les provinces de Gitega et Butanyerera.Toutefois, les maladies chroniques ne sont pas couvertes comme l’a dernièrement affirmé, Diane Ndagijimana, chef du projet « Amagara aruta amajana » de l’Ucode-AMR (Unissons les forces pour la coopération et le développement, Appui au monde rural membre de la Plateforme des mutuelles de santé au Burundi (Pamusab.)

« Les cotisations des membres ne permettent pas de couvrir les maladies chroniques », a indiqué Mme Ndagijimana. Et d’ajouter que ce projet contribue énormément dans la sensibilisation et le renforcement des capacités des membres des organes ainsi que le suivi de la qualité des soins. Cela est également confirmé par Adéli Iradukunda, médecin conseil dans la province de Butanyerera. Ce médecin a également souligné le rôle des mutuelles communautaires dans le suivi du bon traitement des mutualistes.
A la question de savoir si la non prise en charge des maladies chroniques n’est pas la discrimination, Mme Ndagijimana a été claire. « Cette décision n’a pas de caractère discriminatoire car, tous les membres sont informés des paquets qui leur seront offerts avant l’adhésion ». Pour prendre en charge ces maladies, Fidèli Iradukunda a indiqué qu’il faut une étude. Toutefois, la couverture de ces maladies par les mutuelles exigerait l’augmentation du barème des cotisations. « Cela est sans conséquences car, une grande partie des cibles peut se retrouver dans l’incapacité d’avoir ces cotisations ».
Interrogé à ce propos, Frédéric nizigiyimana, coordinateur régional des mutuelles de Munasa Twitwararikane pour la région centre regroupant les anciennes provinces de Gitega, Karusi et Mwaro, abonde dans le même sens. « Ces maladies ne sont pas couvertes, mais cela n’empêche pas que si un membre de la mutuelle tombe malades à cause des complications dues à ces maladie soit assisté autant de fois qu’il se fait soigner ».
Dans le volet prévention de ces maladies, Mme Ndagijimana a également indiqué que les mutualistes sont sensibilisés sur les comportements à adopter pour se prévenir des maladies spécifiques. « Les femmes sont sensibilisées sur les maladies sexo-spécifiques comme le cancer du col de l’utérus, cancer des seins et l’hygiène menstruelle, l’alimentation chez les femmes enceintes, etc. ».
Moïse Nkurunziza
