Le lundi 13 avril 2026, le Premier ministre Nestor Ntahontuye a présidé, un atelier crucial dédié au suivi-évaluation des projets financés par les partenaires au développement. Face à des taux d’exécution jugés alarmants, le chef du gouvernement a exigé une rupture avec l’inefficacité et un renforcement immédiat de la chaîne de communication entre les gestionnaires de projets, les ministères de tutelle et la Primature.

Le constat dressé par le Premier ministre, Nestor Ntahontuye, est sans appel : les performances passées ne sont plus acceptables.
Le chef du gouvernement a déploré la faiblesse persistante des taux d’exécution enregistrés lors de l’exercice budgétaire 2024-2025, ainsi que pour les années antérieures. Pour M. Ntahontuye, cette stagnation est un frein direct au bien-être des citoyens. « Si les projets ne sont pas exécutés, c’est la population qui est privée des services qu’elle aurait dû recevoir », a-t-il martelé.
Identifier les goulots d’étranglement
Au-delà des chiffres, la rencontre a permis d’analyser les causes profondes de ces retards. Le Premier ministre a pointé du doigt plusieurs défis structurels. notemment traitement trop lent des dossiers, des postes vacants non pourvus au sein des équipes de gestion et une inertie dans l’obtention des avis de non-objection auprès des partenaires.
Cependant, c’est le manque de transparence qui semble être le principal obstacle. Nestor Ntahontuye a souligné une défaillance majeure dans la circulation de l’information car les difficultés rencontrées sur le terrain ne sont pas systématiquement remontées aux secrétaires permanents ou ministres, empêchant toute intervention rapide.
Vers une gestion axée sur les résultats
Pour remédier à ces « goulots d’étranglement », la Primature impose désormais une nouvelle discipline. Pour cela, le Premier ministre a ainsi instruit les responsables de projets de transmettre régulièrement et en temps réel toute entrave rencontrée. L’objectif est clair, c’est faire de l’année budgétaire 2025-2026 un tournant en matière d’efficacité.
En exhortant les acteurs à une collaboration opérationnelle, efficace et efficiente, le gouvernement burundais entend s’assurer que chaque financement obtenu se transforme concrètement en services tangibles pour la population. La Primature se positionne désormais comme un facilitateur actif pour lever les verrous administratifs, à condition que l’alerte soit donnée à temps.
Réunissant l’ensemble de la chaîne de commandement des ministres de tutelle aux responsables de suivi à la Primature cet atelier vise d’abord à dresser un état des lieux exhaustif de la mise en œuvre financière et technique des projets en cours.
Jean Marie Ndayisenga
