L’hygiène et l’assainissement constituent des facteurs déterminants pour la santé publique et le développement durable des communautés. Dans la zone Kinama de la commune Ntahangwa, les autorités administratives, les services techniques et les habitants conjuguent leurs efforts pour améliorer la salubrité de leur environnement. Malgré les progrès réalisés ces dernières années, certains défis continuent de freiner l’atteinte d’un niveau satisfaisant d’hygiène et d’assainissement. Cela ressort d’une interview accorée au journal « Le Renouveau du Burundi » par Daniel Nyambere ,conseiller zonal chargé de l’environnement, le Jeudi 18 juin 2026.

Au cours d’une visite effectuée dans différents quartiers de la zone Kinama, il a été constaté que plusieurs ménages s’efforcent de respecter les mesures d’hygiène recommandées. Des parcelles bien entretenues, le lavage des mains, des latrines propres et des caniveaux régulièrement nettoyés témoignent des efforts consentis par certains habitants pour maintenir un environnement sain.
Astère Niyokwizera, chef de la zone kinama indique que l’administration locale multiplie les actions de sensibilisation pour encourager la population à adopter des comportements favorables à l’hygiène et à l’assainissement.
« La propreté de notre zone est une responsabilité collective. Nous organisons régulièrement des réunions de sensibilisation et des travaux communautaires afin d’encourager les habitants à entretenir leurs parcelles et à éviter les comportements qui favorisent l’insalubrité. Nous constatons des avancées significatives, même s’il reste encore le chemin à parcourir », explique-t-il.
Selon M.Niyokwizera, la collaboration entre l’administration, les leaders communautaires et la population a permis d’améliorer l’état de certains quartiers qui étaient auparavant confrontés à de graves problèmes d’insalubrité.
Quant à M. Nyambere, Kinama souligne que les activités de sensibilisation visent principalement la gestion des déchets ménagers, l’entretien des caniveaux et la lutte contre les maladies liées à un environnement insalubre.
« Nous encourageons les habitants à adopter des comportements responsables en matière de gestion des déchets. Nous sensibilisons également les commerçants et les vendeurs exerçant leurs activités le long des routes afin qu’ils maintiennent leurs lieux de travail propres. La protection de l’environnement commence par de petits gestes quotidiens », affirme-t-il.
Les défis persistent
Malgré ces efforts, certains défis persistent. Les déchets abandonnés dans les espaces publics et les caniveaux continuent de poser problème dans certaines localités. Les responsables administratifs attribuent cette situation au manque de sensibilisation de certains habitants et à l’insuffisance des infrastructures destinées à la collecte des déchets.
Parmi les acteurs concernés figurent les vendeurs exerçant leurs activités au bord des routes. Rencontré à Kinama, Aline Niyibizi, une vendeuse de canne à sucre affirme qu’elle s’efforce de maintenir son espace de travail propre, afin de protéger sa clientèle.
« Je nettoie régulièrement les alentours de mon point de vente et je rassemble les déchets dans un endroit approprié. Les clients apprécient un environnement propre. Cependant, il arrive que certaines personnes jettent les déchets n’importe où après avoir consommé les produits achetés », témoigne-t-elle.
Elle invite les consommateurs à adopter des comportements responsables, afin de contribuer à la préservation de la propreté de la zone.
Regards d’habitants
Du côté des habitants, les avis sont généralement positifs concernant les efforts déjà réalisés. Vestine Niyonsaba, une résidente de Kinama reconnaît que l’état de l’hygiène s’est amélioré comparativement aux années précédentes.
« Nous observons, aujourd’hui, plus de mobilisation qu’avant. Les autorités nous rappellent régulièrement l’importance de l’assainissement. Les travaux communautaires ont permis d’améliorer l’état de plusieurs quartiers. Toutefois, certains habitants continuent à négliger les règles d’hygiène, ce qui compromet les efforts de toute la communauté », déclare-t-elle.
Selon M. Niyonsaba, la sensibilisation devrait être renforcée, notamment auprès des jeunes et des commerçants, afin de garantir un changement durable des comportements.
Les spécialistes de l’environnement estiment que l’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement passe également par la mise en place d’infrastructures adaptées à la collecte et au traitement des déchets. Ils recommandent également une plus grande implication des citoyens dans les activités de protection de l’environnement.
Malgré les défis observés, les efforts entrepris dans la zone Kinama témoignent d’une volonté commune de bâtir un cadre de vie plus sain. Les autorités administratives, les services chargés de l’environnement, les commerçants et les habitants s’accordent sur le fait que la réussite des mesures d’hygiène et d’assainissement dépend, avant tout, de l’engagement collectif.
La lutte contre l’insalubrité reste ainsi un chantier permanent qui nécessite la participation de tous. Un environnement propre est, non seulement un gage de bonne santé, mais également un facteur essentiel de développement et de bien-être pour l’ensemble de la population de la zone Kinama.
Anicet Mbonifasha (Stagiaire)
