Le ministère de la Santé publique collabore avec l’Abubef (Association burundaise pour le bien-être familial) pour donner des informations fiables sur la santé sexuelle et reproductive chez les jeunes. Il passe par les centres de santé Amis des jeunes pour informer le maximum de jeunes, afin qu’ils mènent une vie sexuelle responsable.

Dans ses propos, l’inspecteur général au ministère de la Santé publique, Frédéric Faustin Irambona a fait savoir que ledit ministère collabore étroitement avec l’Abubef depuis 1991 pour informer et sensibiliser les jeunes sur la santé sexuelle et reproductive : « Ladite association collabore avec différents programmes du ministère en charge de la santé pour arriver au niveau communautaire entre autres dans les centres de santé Amis des jeunes. Maintenant, au niveau de ces structures sanitaires, les jeunes bénéficient de différentes informations sur le comportement à adopter pour mener une vie sexuelle et reproductive responsable », précise-t-il. Dr Irambona indique que ces structures de soins trouvent un temps approprié pour les jeunes en vue de leur donner des informations fiables sur la santé sexuelle. Le but est de préparer ces jeunes à adopter un comportement digne et responsable pour prévenir certaines maladies transmissibles causées par l’ignorance. Aussi, pour préparer ces jeunes à prévenir les grossesses non-désirées ainsi que leurs conséquences.
Formation et sensibilisation des jeunes
Concernant les gens qui prétextent que ces structures de soins contribuent au vagabondage sexuel chez les jeunes, l’inspecteur général au ministère de la santé a répondu que ceux qui font circuler ces informations ne se basent que sur des rumeurs : « Dans tous les cas, un parent qui a déjà assisté aux séances d’information dispensées par l’Abubef ou les centres de santé Amis des jeunes n’oserait pas affirmer que ces structures de soins incitent les jeunes au le vagabondage sexuel. Par contre, les parents dont leurs enfants ont déjà participé dans lesdites séances les apprécient énormément. Ils affirment qu’il y a des échanges sur la santé sexuelle qu’ils n’osent pas aborder avec leurs enfants. Mais, quand ces derniers fréquentent les centres qui les encadrent, ils rentrent avec un bagage suffisant sur toutes les informations en rapport avec le comportement à adopter afin de mener une vie sexuelle responsable.
Pour ce faire, Dr Irambona invite toute la population en général, et les parents des jeunes en particulier, à chercher un temps suffisant pour échanger avec leurs enfants sur la santé sexuelle et reproductive. Il dément les rumeurs disant que les centres de santé Amis des jeunes incitent les jeunes au vagabondage sexuel. Par contre, il informe le public que ces structures de soins contribuent à la formation et sensibilisation des jeunes sur le comportement à adopter, afin de mener une vie sexuelle responsable.
Rose Mpekerimana
