Dans un entretien accordé au journal «Le Renouveau du Burundi », le lundi 1er juin 2026, le médecin-chef Li Xinzhang, expert de la mission humanitaire sino-burundaise, détaille les enjeux de la cataracte et annonce la gratuité de trois cents opérations chirurgicales.

Dans le cadre d’un accord bilatéral entre la Chine et le Burundi, une mission médicale d’envergure est actuellement déployée pour lutter contre la cécité. Li Xinzhang, médecin-chef et président de l’Hôpital de la Croix-rouge du Qinghai, indique que cette initiative prévoit trois cents opérations gratuites : deux cents à l’Hôpital Prince Régent Charles et cents à «Umugiraneza». Conformément aux clauses, la Chine a préparé le matériel pour ce quota précis. Il précise qu’une fois ce seuil atteint, les interventions seront arrêtées, excluant les patients supplémentaires.
Une maladie non contagieuse
Face aux interrogations de la population, Li Xinzhang tient à rassurer :« La cataracte n’est absolument pas une maladie contagieuse. Il s’agit d’une opacification progressive du cristallin». Il explique que ce phénomène est principalement lié au vieillissement. Ce spécialiste insiste sur le fait que cette affection entraîne une baisse sévère de la vision, mais qu’elle constitue fort heureusement une forme de cécité réversible.
Une chance unique pour les bénéficiaires burundais
Pour retarder l’apparition de la maladie, Li Xinzhang préconise des gestes simples au quotidien. L’expert recommande une alimentation équilibrée et une protection rigoureuse des yeux contre les rayons ultraviolets et la forte lumière. Cependant, lorsque la pathologie est installée, il rappelle avec fermeté que les traitements médicamenteux sont totalement inefficaces.
Le traitement standard actuel demeure exclusivement chirurgical. Fort de ses 29 ans d’expérience et de dizaines de milliers d’interventions complexes à son actif, Li Xinzhang assure que la chirurgie reste l’unique recours pour restituer une vision claire. Le médecin-chef, qui maîtrise également les techniques du glaucome et urgences, affirme que cette campagne représente une chance unique pour les bénéficiaires burundais.
Jean Marie Ndayisenga
