Dans tout le pays, le lundi 14 septembre 2026, marque le début de l’année scolaire 2026-2027. Dans certaines écoles de la ville de Bujumbura que le journal « Le Renouveau du Burundi » a pu visiter certains établissements ou le quotidien a analysé que la rentrée scolaire a démarré dans des bonnes conditions et les cours avaient commencé normalement. Les éducateurs affirment qu’ils ont pris des dispositions nécessaires pour assurer le bon déroulement de cette rentrée scolaire. Toutefois, certains déplorent l’insuffisance des enseignants qui s’observe.

A l’Ets (Ecole technique secondaire de Kamenge), le directeur de cette école, Julien Burikukiye a fait savoir que les élèves ont déjà repris le chemin des salles de classe. Et les enseignants ainsi que le personnel administratif ont répondu présents pour le travail. Toutefois, il a indiqué que malgré le démarrage jugé satisfaisant, l’école fait face à un besoin en ressources humaines. M. Burikukiye a précisé que douze enseignants et quinze encadreurs sont encore nécessaires afin de renforcer l’équipe et assurer un meilleur accompagnement des élèves tout au long de l’année scolaire. A cet effet, il a révélé que ces derniers ont été d’abord remplacés par les vacataires pour appuyer.
Du côté de l’internat, il a souligné que les élèves continuent à arriver. Il a souligné que seuls, plus de cinq cent élèves sur plus de deux milles attendus sont déjà arrivés. Sur le plan matériel, aucun problème majeur n’a été signalé. « L’établissement dispose de bancs-pupitres en quantité suffisante ainsi que des manuels scolaires destinés aux élèves. Ces conditions permettent aux apprenants de commencer les cours dans un environnement relativement favorable », a-t-il souligné.
Au lycée Clarté Notre dame de Vugizo, la majorité des élèves étaient présents
Selon le directeur de l’école Clarté Notre dame de Vugizo, abbé Dieudonné Ntamavukiro, la rentrée scolaire 2026-2027 a bien débuté. « L’école a déjà accueilli la majorité des élèves qui ont été orientés mais le défi qui s’observe est lié aux élèves qui réclament encore l’internat alors qu’ils veulent changer les sections », a informé Abbé Ntamavukiro.
A l’école d’excellence de Ngagara, les cours ont commencé normalement d’après Didace Nzabampema, préfet des études. Il a souligné que trois cent soixante quatorze sur quatre cent cinquante deux attendus sont déjà arrivés pour entamer l’année scolaire.
M. Nzabampama a précisé que l’école n’a aucun problème lié à la restauration, aux enseignants et aux bancs pupitres. Il a invité les élèves à bien suivre les cours et les enseignants à être vigilants pour accélérer les cours.
A l’Ecofo Stella Matutina, les cours ont commencé à 7h30 minutes
Selon, Dieudonné Niyonzima, directeur de l’Ecofo, Stella Matutina, à 7 h 30 minutes, tous les enseignants étaient dans leurs classes respectives pour dispenser leurs cours. Il a fait savoir que dans les réunions pédagogiques préparant la rentrée scolaire, ils se sont convenus de commencer les cours sans tarder. « D’habitude, la première journée de la rentrée scolaire était réservée aux travaux de propreté et la mise en place des bancs pupitres. Mais pour cette année, ces travaux ont été réalisés par les plantons trois jours avant la rentrée à temps sauf dans les classes de 1ere année où les élèves n’ont pas encore habitué à ce rythme.
M. Niyonzima a indiqué qu’il n’y a pas des défis majeurs qui ont perturbé la rentrée scolaire. Il a souligné que cette école n’a pas de problèmes que ce soit au niveau des bancs pupitres et les matériels didactiques. Il a précisé que des cas d’absence non justifiés se sont observés pour le premier jour de la rentrée scolaire. Et cela a été dû sûrement aux mauvaises habitudes de certains élèves qui pensent que la première journée est le jour de faire la propreté.
Le directeur de l’école fondamentale Stella Matutina a pris l’occasion pour faire un clin d’œil aux élèves de travailler avec beaucoup d’effort dès le début de la rentrée scolaire. Pour ceux qui commencent à s’absenter, il leur a conseillé de changer les mentalités car le début de la rentrée scolaire marque le début des cours, il n’y a de temps à perdre. Il a conseillé aussi les enseignants de travailler d’arrache-pied dès le début afin d’améliorer le rendement scolaire.
A l’école Scheppers de Nyakabiga, les enseignants et les élèves ont répondu massivement
Frère Phocas Havyarimana, directeur de l’internat se dit satisfait du début de l’année scolaire 2026-2027. Il indique que les élèves et les enseignants ont répondu présents dès ce lundi 14 septembre, permettant ainsi le démarrage des activités scolaires. Frère Havyarimana a expliqué que la question des bancs-pupitres a fait l’objet d’une concertation avec les parents. A l’issue d’une rencontre récemment tenue, il a été convenu que les 40 bancs-pupitres manquants seraient achetés grâce à une contribution supplémentaire des parents, afin de permettre à tous les élèves d’étudier dans de bonnes conditions.
Malgré ces préparatifs, l’école Scheppers fait face à un déficit d’enseignants. Pour pallier cette difficulté, la direction recourt notamment aux enseignants vacataires. Le directeur a exhorté les élèves à faire preuve d’assiduité et de discipline, à respecter les consignes de l’établissement et à collaborer avec leurs enseignants.
Quant à l’école Jardin public de Nyakabiga, Jérôme Ntunzwenimana, le directeur de ladite école se réjouit lui aussi de la présence des élèves et des enseignants au début de cette nouvelle année scolaire. Il affirme que l’établissement s’est préparé pour la rentrée, même si le manque d’enseignants demeure une préoccupation. Il demande au gouvernement de renforcer les effectifs afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et de permettre aux élèves d’achever les programmes scolaires dans les délais prévus.
Outre le déficit d’enseignants, l’école Jardin public Nyakabiga est confrontée à un autre problème de manque d’eau potable. Et cette situation affecte les conditions d’hygiène au sein de l’établissement. Il appelle donc les autorités compétentes à trouver une solution à cette pénurie d’eau afin de garantir un environnement scolaire propre et favorable à la santé des élèves.
S’agissant des effectifs, Gérôme Ntunzwenimana précise que le nombre définitif d’élèves attendus n’est pas encore connu. Il explique que de nombreux parents continuent de se présenter à l’école pour solliciter des places pour leurs enfants. Il invite tous les élèves à travailler avec assiduité et détermination afin de préparer leur avenir. « Un avenir meilleur se prépare dès aujourd’hui », rappelle-t-il.
Anne Bella Irakoze
Fidès Ndereyimana
Onesphore Niyomwungere
