L’encadrement, un des défis majeurs
La réinsertion scolaire des enfants en situation de rue est essentielle pour la protection de leurs droits. Mais, certaines associations qui les aident dans la réinsertion en milieu scolaire rencontrent souvent des difficultés liées à leur encadrement mais aussi à l’incompréhension de certains directeurs d’écoles dans l’octroi des places. Ce sont les propos de Valentin Havyarimana, représentant légal de l’ABMPD (Association burundaise pour un monde de paix sans drogue) dans un entretien qu’il a accordé au journal Le Renouveau le mercredi 9 septembre 2026.

« L’ABMPD est fière de contribuer dans la réinsertion des enfants en situation de rue car elle est contribue dans la protection des droits de ces enfants », a souligné M. Havyarimana. Il a fait savoir que chaque année, cette association aide les enfants en situation de rue à réintégrer le milieu scolaire. Il a précisé que pour l’année scolaire 2026-2027 qui va débuter, cette association a fait inscrire plus de dix enfants qui vont commencer l’école. Il a dit qu’elle les soutien en matériel scolaire. Toutefois, il a indiqué que l’encadrement de ces enfants constitue un défi parce que certains abandonnent au cours de leur cursus scolaire. « L’encadrement des anciens enfants en situation de rue est difficile car les tentations pour retourner dans l’ancienne vie sont multiples. Ce sont entre autre la pauvreté qui s’observe dans les ménages d’origine, les éducateurs qui ne tolèrent pas le comportement de ces enfants, etc. », a-t-il expliqué.
La collaboration avec l’administration à la base est nécessaire
M. Havyarimana a souligné que la collaboration avec l’administration de base est nécessaire. Pour lui, l’administration à la base connait mieux tous les ménages qui ont des enfants qui ont besoin de réintégrer à l’école. Et cette association collabore avec l’administration à la base dans le recrutement de ces enfants et même dans les sensibilisations. Mais, il a déploré que certains directeurs des écoles refusent d’octroyer les places à ces enfants. Il a pris l’occasion de rappeler que les enfants en situation de rue ont besoin d’une deuxième chance pour se relever et ils ont besoin de ceux qui défendent leurs droits fondamentaux. Il a interpellé ceux qui ont l’âme de charité de contribuer dans le suivi de ces enfants. Il a ajouté que la réinsertion de ces enfants en milieu scolaire ne suffit pas, leur suivi est important afin de lutter contre les abandons scolaires.
La communauté devrait contribuer aussi à la réinsertion
Le prénommé Alice voisine d’un enfant qui a réinséré en milieu scolaire a témoigné que la communauté a une part de responsabilité dans le suivi de ces enfants. « Ces derniers ne peuvent pas changer de comportement du jour au lendemain, c’est pourquoi tout un chacun a le devoir de contribuer dans le suivi avec patience », a-t-elle dit. Le problème est que certains pointent toujours du doigt au lieu de les accompagner dans leurs processus. Elle a pris l’occasion de conseillé tout un chacun de contribue dans l’amélioration du comportement de ces enfants au lieu de les enfoncer.
Fidès Ndereyimana
