A quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 14 septembre, l’heure est aux derniers préparatifs à l’Ecofo Kirombwe III. Parents, élèves et l’établissement se préparent à reprendre le chemin des auditoires. Le directeur de cette école, Patrick Irakoze, assure que les préparatifs avancent normalement, malgré l’insuffisance des enseignants, des manuels scolaires et des bancs-pupitres. Cela ressort d’un entretien avec le journal le Renouveau du Burundi, le mardi 8 septembre 2026.

(Photo : Anne Bella Irakoze)
Selon M. Irakoze, les préparatifs vont bon train, signale-t-il, la question des bancs-pupitres demeure particulièrement préoccupante. L’établissement attend encore la concrétisation de la promesse de l’État de distribuer des bancs-pupitres à travers la commune; précise-t-il tout en ajoutant que cette promesse est vivement attendue afin de permettre aux élèves de disposer de places assises et d’améliorer leurs conditions d’apprentissage.
Face à ce défi, le ministre ayant l’éducation dans ses attributions, François Havyarimana, annonce que le programme « Zéro enfant mal assis en classe » doit être mis en œuvre car, poursuit-il, cette initiative vise à garantir à chaque élève une place assise et des conditions d’apprentissage dignes.
Concernant le problème lié à l’insuffisance des enseignants, M. Havyarimana informe que ce défi est connu. Dans tous les établissements, au total, il s’observe un manque de plus de 14 000 enseignants alors que pour le moment, le ministère envisage recruter 5 000 enseignants seulement en fonction des moyens disponibles.
Pour les parents, l’enjeu est désormais de voir leurs enfants reprendre les cours dans un environnement suffisamment équipé pour favoriser leur apprentissage. Antoine Ndikumwenayo, un parent de trois enfants, précise. « Nous avons acheté des kits scolaires pour envoyer nos enfants à l’école comme d’habitude, nous espérons qu’ils vont suivre les cours dans un environnement sain ».
« À l’approche du 14 septembre, l’établissement poursuit ses préparatifs, avec l’espoir que les difficultés liées au manque d’enseignants, de manuels et surtout de bancs-pupitres trouveront progressivement des solutions. La rentrée se présente aussi comme une occasion de renforcer les efforts en faveur de meilleures conditions d’apprentissage. Souligne M. Irakoze
Anne Bella Irakoze
