Depuis un certain temps, l’Institut national de sécurité sociale (INSS) a changé de tactique dans la sensibilisation des employeurs et des employés à l’adhésion aux mécanismes de la protection sociale. Face au chiffres d’adhérant qui restent volatiles, cet institut a opté pour la sensibilisation des habitants des zones les plus reculés du Burundi.

Comme le montre l’objectif 17 de la Vision 2040-2060, la couverture de la protection sociale reste, malgré les avancées enregistrées par l’Institut national de la sécurité sociale (INSS), l’Office nationale des pensions et risques professionnels (ONPR) ainsi qu’en matière de santé avec la Mutuelle de la fonction publique (MFP), faible et encore inaccessible à plusieurs catégories de la population. Dans le but de faire connaître ses activités et de sensibiliser les employés et les employeurs de la province de Butanyerera à la préparation de leur avenir, l’INSS vient d’organiser des émissions de débat sur deux stations de radio opérant dans la ladite province. Ces émissions qui ont été animées respectivement sur les ondes de la radio Remeshamahoro FM, qui émet depuis la commune Kirundo et Umuco FM, située dans la commune de Ngozi a été une occasion d’élargir la sensibilisation.
Au cours de ces débats, Pierre Nshimirimana, responsable de la communication à l’INSS a expliqué l’importance de la sécurité sociale. « Dès qu’un travailleur est immatriculé à l’INSS, il acquiert immédiatement le droit à différentes prestations offertes par l’institution », a expliqué M. Nshimirimana. Et d’ajouter que les prestations se divisent en deux branches, à savoir la branche des pensions et la branche des risques professionnels qui concerne notamment les accidents liés au travail. Concernant les pensions, ils ont expliqué que le membre de l’INSS qui atteint l’âge de la retraite perçoit une pension durant tout le reste de sa vie. En cas de décès de l’assuré, les droits à cette pension peuvent être transférés à ses ayants droit notamment au conjoint légal ou à ses enfants de moins de 21 ans.
« Lorsqu’un employé immatriculé à l’INSS est victime d’un accident de travail, l’INSS prend en charge ses soins médicaux et lui verse une allocation proportionnelle au degré d’invalidité ou de souffrance subie », a également ajouté. Comme indiqué, cette prise en charge de ces cas permet de protéger le travailleur, sa famille ainsi que l’employeur contre les conséquences financières d’un accident de travail.
Céléus Habonimana, représentant de l’INSS dans la province de Butanyerera, a précisé que la sécurité sociale ne concerne pas uniquement les employés de bureau ou les agents de l’Etat. Il a cité l’exemple des employés du secteur des hôtels, des bars et d’autres entreprises ou institutions privées, affirmant qu’ils ont eux aussi le droit de bénéficier de la sécurité sociale dès lors qu’ils remplissent les conditions requises. Il a appelé les employeurs qui n’ont pas encore commencé à cotiser pour leur personnel à se rendre au bureau de l’INSS le plus proche afin d’immatriculer leurs employés et de les intégrer dans ce programme national.
Dans ces émissions, ces représentants de l’INSS ont invité ceux qui ne se sont pas encore joints à ce programme national à se presser pour avancer au même rythme que les autres, afin que le futur retraité puisse s’inscrire dans la vision nationale d’un pays émergent en 2040 et développé en 2060, sans avoir à mendier grâce à une retraite bien préparée.
Moïse Nkurunziza
