Sous l’égide de Daniel Gélase Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale, les députés ont siégé le jeudi 8 janvier 2026 avec l’objectif d’analyser le rapport définitif d’audit de la gestion de l’Office de l’huile de palme (OHP) produit par la Cour des comptes et révisé par la commission de la bonne gouvernance et de la privatisation. La gestion de l’OHP est très lacunaire et des mesures pour le redressement de cet office s’avèrent très indispensables.

La ministre en charge de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage Calinie Mbarushimana a dorénavant indiqué que l’OHP est en activité si on se focalise sur la comparaison de la production actuelle avec celle des années passées. Ledit office est prêt à contribuer à l’atteinte de la vision nationale.

S’agissant du rapport définitif d’audit de la gestion d’OHP, le constat est que l’Office accuse des lacunes de gestion très grave notamment certains textes juridiques et réglementaires régissant l’OHP qui ne sont pas actualisés. L’OHP ne dispose pas de cartographie des risques et d’un référentiel d’audit. Le domaine de l’information et communication n’est pas matérialisé par des procès-verbaux des réunions de service. L’office ne dispose ni de rapports physiques annuels d’activités d’exécution des dépenses ni de manuel des procédures financières et administratives actualisés. Non seulement, l’OHP ne planifie pas les missions de son personnel, mais aussi plusieurs missions effectuées ne sont pas sanctionnées par des rapports de missions. A cela s’ajoute la gestion des immobilisations corporelles de l’OHP car certaines ne sont ni bien protégées ni bien inventoriées tandis que d’autres n’ont pas de valeur actualisée. Par ailleurs, la gestion du matériel roulant et du mobilier de l’OHP laisse aussi à désirer car le matériel roulant est sans certificats de contrôle technique et ne dispose pas de carnet de bord tandis que qu’aucune fiche de suivi d’entretien du mobilier n’est pas tenue depuis sa création.
De là alors, la direction de l’OHP est vivement interpellée à mettre en œuvre toutes les recommandations établies par la Cour des comptes et l’Assemblée nationale avec diligence.
Elie Niyoyitungira
Jean Christophe Girukwishaka (stagiaire)
Eric Tuyishemeze (stagiaire)
