Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, l’Association des femmes journalistes du Burundi (AFJO) a rendu visite, le samedi 14 mars 2026, aux personnes âgées regroupées au sein de l’association Urisanze dans le quartier Carama. Les bénéficiaires se disent satisfaites de cette reconnaissance et sollicitent l’aide d’autres bienfaiteurs.

Dans son allocution, la présidente de l’AFJO, Francine Ndihokubwayo, a rappelé que cette association est composée de femmes journalistes. « En plus de nos activités, dans le cadre de célébrer la Journée internationale des droits de la femme, ladite association a voulu s’associer à vous qui avez un âge avancé, pour vous montrer qu’elle reconnaît les œuvres que vous avez réalisées quand vous étiez encore actives », adresse-t-elle aux personnes âgées rencontrées au sein de l’association Urisanze.
Mme Ndihokubwayo précise que l’AFJO rend visite aux membres de « Urisanze » en l’appuyant en vivres et non-vivres nécessaires à leur survie. Elle indique que même si les quantités apportées ne sont pas suffisantes par rapport à tous leurs besoins, elles constituent plutôt un symbole de reconnaissance de ce qu’elles sont et ce qu’elles ont été pour la société en général. « Les personnes âgées sont des parents qui ont beaucoup contribué pour le développement du pays quand elles étaient encore actives. Par conséquent, elles ne méritent pas d’être oubliées par les leurs ou la société, elles devraient plutôt être traitées avec considération et dignité », ajoute-t-elle.
Les bénéficiaires sollicitent l’appui d’autres bienfaiteurs
Le vice-président de l’association Urisanze, Emmanuel Nshimirimana, quant à lui, fait savoir que ladite association héberge 20 femmes âgées plus démunies venues de différentes localités du pays, mais qu’elle dispose d’antennes dans toutes les provinces. « L’idée de fonder cette association est née en 1993 où les fondateurs ont réalisé que les personnes âgées subissent différentes sortes de violences pendant la période de crise. Pour ce faire, ces fondateurs ont mis ensemble les idées et ont cherché des financements auprès des bienfaiteurs dans le but de faire une identification de ces personnes âgées qui ne savaient pas à quel saint se vouer.
Ils ont, par après, construit une petite maison dans le quartier Carama. « Malheureusement, cette dernière est petite et n’arrivent pas à accueillir un grand nombre de personnes âgées. C’est pour cela que l’association a accueilli les dames seulement dans un premier temps. « Nous sollicitons d’autres bienfaiteurs pour nous appuyer dans la construction d’autres locaux, afin de pouvoir accueillir d’autres personnes, surtout les hommes », mentionne-t-il.
Marthe Ahishakiye, avec un sourire éclatant sur son visage une bénéficiaire de l’aide de l’AFJO, dit qu’elle est satisfaite de la reconnaissance de ladite association : « Nous sommes ravies de votre présence et de vos aides. Vous avez reconnu que les personnes âgées qui n’ont pas de familles pour les prendre en charge restent des personnes comme d’autres. Nous demandons à Dieu pour qu’il vous bénisse abondamment. Je vous souhaite pleins succès dans votre travail au quotidien », précise-t-elle.
Mme Ahishakiye demande à d’autres bienfaiteurs de leur venir en aide. Elle sollicite en particulier l’appui de la Première dame du Burundi, Angéline Ndayishimiye.
Rose Mpekerimana
