Dans le cadre la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, édition 2026, l’Association des femmes et filles pour la lutte contre les violences basées sur le genre (AFFVBG), a organisée le mardi 17 mars 2026, une conférence de presse, et a présenté ses grandes réalisations. La représentante légale de l’AFFVBG, Claudine Inamuco signale que pour cette année, plus de cinq cent femmes et mères célibataires ont été formées et assistées dans divers domaines .

au Burundi, mission de l’AFFVBG », a précisé Mlle Inamuco. (Photo Avit Ndayiragije)
Selon Mlle Inamuco, représentante légale de l’AFFVBG a fait savoir que cette association a été créée dans le but de venir en aide aux femmes et mères vulnérables en milieu rural et celles victimes des violences basées sur le genre. Mlle Inamuco a indiqué que cette séance est une meilleure occasion de mettre en lumière des expériences inspirantes montrant que des femmes rurales peuvent transformer un petit capital en une réussite durable.
S’agissant des grandes réalisations de cette association, elle a informé que cette dernière mène des actions de sensibilisation et de transformation sociale visant à renforcer la dignité, les droits et les capacités économiques des femmes. Depuis sa création en 2023, Mlle Inamuco a mentionné que l’AFFVBG est passée de 70 à 1650 femmes rurales accompagnées grâce à des appuis en petits élevages de chèvres, lapins, poules et procs, ainsi que l’accompagnement des mères célibataires avec des machines à coudre pour promouvoir leur autonomisation.
Briser le silence et promouvoir l’autonomie de femmes, un des objectifs visés
«Malgré les efforts nationaux, des nombreuses femmes victimes des violences basées sur le genre restent silencieuses à cause de la peur, la stigmatisation et manque de ressources. Mais, l’AFFVBG s’est donné une mission d’agir dans le but de briser ce silence et promouvoir leur autonomie dans notre pays », a précisé Mlle Inamuco, tout en affirmant qu’une femme ne doit pas seulement donner naissance, mais qu’elle peut aussi soutenir sa famille et contribuer activement dans le développement de la société. Dans sa mission de toucher plus de femmes, l’association s’est beaucoup focalisée sur l’accompagnement des femmes rurales, mères célibataires ainsi que les femmes autochtones.
Dans leurs différents regroupements, elle a signalé que chaque femme est appelé à donner une somme de 500 FBu par semaine. Et après une année, cet argent est utilisé pour acheter du petit bétail comme les chèvres, les porcs et lapins et ces bêtes sont distribuées à quelques bénéficiaires pour enfin procéder à une chaine de valeur. « Actuellement, nous sommes en train de travailler avec les femmes des communes de Cibitoke, Bubanza, Mwaro, et celles de la province de Burunga. Les formations données concernent les domaines comme la vannerie, la couture, l’agri-élevage et tant d’autres », a mentionné Mlle Inamuco.
Quant aux perspectives d’avenir pour l’AFFVBG, elle a précisé qu’il prévu d’étendre leurs activités au niveau de tout le pays afin de toucher plus de femmes vulnérables, développer le leadership des filles, créer des centres communautaires d’appui pour les victimes, et mettre en place une plateforme digitale de sensibilisation et de signalement. Mlle Inamuco a enfin remercié vivement le ministère burundais ayant la jeunesse dans ses attributions pour un soutien indéniable qu’il ne cesse d’accorder à cette association pour une meilleure prestation en faveur de la femme et fille rurale.
Avit Ndayiragije
