« Il est nécessaire de sensibiliser les couples afin qu’ils comprennent que les hommes et les femmes ont des responsabilités égales en matière de planification familiale ainsi que de prévention des violences basées sur le genre. Il se manifeste une faible implication des hommes dans les questions liées à la santé sexuelle et reproductive et à la planification familiale ». Cela ressort d’un atelier de partage et de restitution des principaux résultats d’une recherche récemment menée sur les regards masculins sur l’égalité de genre, la santé sexuelle et reproductive, ainsi que sur les voies de promotion de la justice sociale dans la province de Butanyerera .Il était organisée par le cabinet du gouverneur de la province de Butanyerera, en collaboration avec l’organisation Alhajiri, le vendredi 16 octobre 2026.

L’étude a révélé la nécessité de promouvoir le partage des responsabilités entre les hommes et les femmes en matière de planification familiale, la santé sexuelle et reproductive ainsi que de prévention des violences basées sur le genre. Par ailleurs, l’étude a également montré une participation insuffisante des hommes aux questions de santé sexuelle et reproductive, notamment en matière de planification familiale. En matière de la lutte contre les VBG, Dr Melchisédech Nduwayezu a indiqué lors de la présentation des résultats de l’étude, que les femmes sont encore les principales victimes des VBGs avec 94 %, contre 6 % pour les hommes. Pour ce qui est de l’égalité ; il a également insisté sur la faible représentation des femmes dans les instances de prise de décision.
Au cours des échanges, les participants ont recommandé le renforcement des séances de sensibilisation destinées aux couples afin de promouvoir le partage des responsabilités entre les conjoints en matière de planification familiale, de santé sexuelle et reproductive et de prévention des violences basées sur le genre. Ils ont également plaidé pour l’intégration de ces enseignements dans les programmes scolaires, afin de permettre aux enfants de grandir dans une culture de respect mutuel, d’égalité et de lutte contre les violences basées sur le genre. Ils ont, en outre, mis l’accent sur la nécessité de multiplier les activités de sensibilisation au sein des communautés.
Des obstacles empêchent encore les filles de jouir pleinement de leurs droits
Dans son intervention, Lambert Basanabandi, conseiller chargé du développement au cabinet du gouverneur de Butanyerera, a notamment évoqué les difficultés rencontrées par certaines filles dans le milieu scolaire. Il a cité les abandons scolaires liés aux grossesses non désirées, les viols et d’autres obstacles qui empêchent les filles de jouir pleinement de leurs droits. Il a souligné que la consolidation de la justice pour tous nécessite la participation de toutes les composantes de la société aux initiatives de développement.
Cet atelier a permis de confronter les résultats de la recherche aux réalités vécues par les communautés et d’identifier, de manière concertée, des pistes d’action concrètes pour promouvoir la masculinité positive et encourager davantage l’engagement des hommes en faveur de relations plus égalitaires. Les échanges ont également contribué à la réflexion sur les défis liés à l’égalité de genre, à la santé sexuelle et reproductive et à la promotion de la justice sociale.
Clovis Dusabe
