Du 4 au 5 novembre 2026, le Burundi accueille la 7e édition du Forum de haut niveau des femmes leaders, sous le thème : « Autonomisation des jeunes filles et des femmes : levier stratégique pour le développement du capital humain et le renforcement de la résilience face aux changements climatiques ».

La Première Dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a rappelé que la femme a toujours été le pilier de la famille. Elle contribue chaque jour , par son travail et son courage ;ou bien être de a famille et au développement du pays.« Nous nous sommes rassemblés dans ce forum pour soutenir la femme, afin qu’elle puisse s’autonomiser, faire grandir sa famille et développement son pays », a-t-elle déclaré. Le thème n’a pas été choisi au hasard, a-t-elle expliqué. La femme et la jeune fille font face à de nombreux problèmes, alors même qu’elles contribuent beaucoup à leur famille et à leur communauté. C’est pour répondre à ces défis que ce forum veut leur donner des moyens, des connaissances et des opportunités.
Elle a exhorté les femmes à bien élever et éduquer leurs enfants, car l’éducation reste la première richesse à transmettre. Elle les a aussi appelées à aller plus loin : créer des entreprises, créer des usines, se développer et mieux préparer leur avenir. Une femme qui produit et qui entreprend, c’est une famille plus stable et un pays plus fort.
Les actrices oubliées deviennent actrices des solutions
Le Président de la république du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, a rappelé que les femmes et les hommes doivent tous contribuer et apporter quelque chose au foyer. Il a salué le thème choisi. « Les femmes aujourd’hui peuvent choisir leur carrière, ce qui n’était pas le cas avant », a-t-il souligné. Aujourd’hui, la femme a une voix et peut décider d’elle-même. Elle n’est plus seulement appelée à suivre, elle peut choisir, proposer et diriger. « Les femmes sont capables d’accomplir de grandes choses. Nous sommes tous appelés à les soutenir », a-t-il insisté. Elles doivent être incluses dans plusieurs domaines : l’éducation, la santé, l’économie et la politique. Aucun secteur ne doit se développer sans elles.
M. Ndayishimiye a aussi rappelé que la femme a une place importante dans la résilience climatique. Ce sont elles qui, au quotidien, gèrent la terre, l’eau, la nourriture et la famille.Les soutenir, c’est renforcer tout le pays face aux sécheresses, aux inondations et aux crises.
Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation
La Coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burundi, Violet Kakyomya, a salué l’engagement de la Première dame en faveur de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation des femmes.
« Si je suis aujourd’hui devant vous, c’est parce que j’ai eu accès à l’éducation. L’éducation m’a donné des connaissances, mais aussi une voix », a-t-elle déclaré. L’autonomisation commence par l’éducation, mais doit déboucher sur de véritables possibilités économiques pour toutes, y compris les femmes vivant avec un handicap et les adolescentes mères.
Le président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’ Afrique centrale (CEEAC) , Ezéchiel Nibigira, a remercié le président et la Première Dame pour l’organisation du forum. « Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable sans mobiliser pleinement le potentiel de ses filles et de ses femmes », a-t-il affirmé. Les femmes ne sont pas seulement des victimes du changement climatique, mais aussi des actrices des solutions durables.« L’autonomisation économique des femmes n’est pas une faveur. C’est un impératif économique et une condition de paix durable », a-t-il ajouté.
Mynka Careille Iriho
