
Accompagné de son épouse Angeline Ndayishimiye, le chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, est rentré le vendredi 25 septembre 2026 en provenance des Etats-Unis d’Amérique où il est allé prendre part à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies qui a eu lieu à New York du 21 au 24 septembre 2026. A cette occasion, M. Ndayishimiye a plaidé pour la prévention des conflits, la prise en compte des femmes et jeunes dans le processus de leur résolution ainsi que pour la révision de l’architecture onusienne afin que les Africains puissent eux aussi avoir une voix.
Floribert Biyereke, porte-parole adjoint du président de la République a signalé que, dans son allocution, M. Ndayishimiye, a évoqué les problématiques de l’Afrique en général et du Burundi en particulier. «Il a fait un plaidoyer en faveur du multilatéralisme, qu’il a souhaité voir renforcé pour pouvoir faire face aux défis auxquels le monde fait face», a-t-il signalé. Il a indiqué que M. Ndayishimiye a précisé que les Africains souhaitent avoir des sièges au sein des organes de prise de décisions, en l’occurrence le Conseil de sécurité des Nations unies, parce qu’il considère que leur voix n’est pas suffisamment entendue, et qu’il faut absolument revoir l’architecture onusienne pour que les Africains puissent eux aussi en avoir une. «Il a dit que l’élection prochaine du secrétaire général des Nations unies devrait être faite en tenant compte de compétences des candidats pour que l’Afrique et le monde puissent avoir un homme capable de mener les affaires de l’Onu (Organisation des nations unies) dans l’intérêt de tout le monde», a précisé M. Biyereke.
M. Biyereke a ajouté que M. Ndayishimiye a également plaidé pour la prévention des conflits car il estime qu’ils doivent être réglés en amont plutôt que d’attendre qu’ils aient déjà éclatés. Il a souligné que lors de cette 81e session de l’Onu, il a aussi été question de la place des jeunes et femmes qui doivent être en amont et en aval dans la formulation des politiques publiques parce qu’ils doivent être associés, pris en compte dans le processus de résolution des conflits. «Il n’a pas manqué de souligner aussi la nécessité d’appuyer le Burundi qui a une Vision à mettre en œuvre et qui ne peut facilement être réalisée sans la part des partenaires.», a-t-il indiqué.
En marge de cette session, M. Ndayishimiye a eu l’occasion de s’entretenir avec différents dignitaires, à l’instar de son homologue Sénégalais. Ils ont abordé les questions liées à la coopération, au développement à la paix et la sécurité.
La femme occupe une place importante dans les efforts de développement
Parallèlement aux activités réalisées par le chef de l’Etat, la Première dame de la république du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a pris part à une rencontre consacrée à l’agenda femmes, paix et sécurité dans la région des Grands lacs à l’occasion de la Journée internationale de la paix, mettant en avant le rôle des femmes dans la consolidation d’une paix durable et leur participation au processus de prévention et résolution des conflits, ainsi qu’à celle consacrée au leadership et à l’action en faveur des femmes et filles en Afrique. Elle a également participé à un événement consacré à la sécurité des enfants dans l’environnement numérique. « Mme Ndayishimiye a toujours porté un message axé sur la dignité des femmes, leur rôle dans la construction de la paix et la protection des enfants, des enjeux qui occupent une place importante dans les efforts de développement et cohésion sociale», a-t-il conclu.
Etienne Nduwimana
