
En date du 25 septembre 2026, la deuxième journée de la réunion des maires des villes et communes de la région des Grands lacs, réunit dans la Plateforme(PALPGL) des autorités locales des pays des Grands lacs, qui a eu lieu à Ngozi dans la province de Butanyerera, a été marquée par des présentations et échanges visant à renforcer les bonnes relations entre les villes et communes. Parmi les présentations figuraient notamment un exposé consacré au commerce transfrontalier pratiqué par une plus grande partie des citoyens des villes et communes voisines de la région. Dans son exposé, l’ombusdman burundais, Aimé Laurentine Kanyana, a présenté une expérience axée sur le rôle de la femme dans les activités de développement. Elle a insisté sur le rôle des autorités locales visant à soutenir la population vers un développement inclusif.
L’ombusdman burundais, Aimé Laurentine Kanyana, a présenté une expérience axée sur le rôle de la femme dans les activités de développement. Elle a notamment parlé de la coopérative dénommée « Inguvu z’umukenyezi mw’iterambere » dont elle est, elle-même, membre. Elle a expliqué que cette coopérative a commencé ses activités grâce à un terrain mis à sa disposition par la commune Ngozi, permettant ainsi aux membres de se lancer dans des activités génératrices de revenus et de développement.
Selon elle, le développement inclusif ne doit pas se limiter aux discours, mais doit également se traduire par les actes. Elle a également souligné que les autorités doivent faciliter les initiatives des femmes afin de leur permettre de développer leurs activités. Elle a indiqué que les autorités communales peuvent notamment faciliter l’accès des femmes à des opportunités afin qu’elles puissent commencer des activités agricoles et économiques.
Pour que la population puisse se développer, elle doit bénéficier de l’accompagnement des autorités sans discrimination. Elle a invité les responsables des villes et communes présents à cette rencontre à penser au soutien des populations à la base, particulièrement dans leurs communautés d’origine, en les accompagnant et leur montrant comment elles peuvent améliorer leurs conditions de vie et se développer.
Mme Kanyana a enfin expliqué que la coopérative « Inguvu z’umukenyezi mw’iterambere » a continué à progresser grâce à l’accompagnement dont elle a bénéficié. Aujourd’hui, a-t-elle indiqué, cette coopérative est suffisamment développée pour pouvoir accéder à des crédits auprès des banques.
Faciliter le commerce transfrontalier
Parmi les présentations figuraient également un exposé consacré au commerce transfrontalier pratiqué par plus grande partie des citoyens des villes et communes voisines.
Selon le présentateur Narcisse Zihindula, le commerce transfrontalier est considéré comme un métier pourvoyant pour environ plus de quarante mille ménages dans la région des Grands lacs. Il peut devenir un instrument pour le vivre ensemble entre les communautés. Ce commerce contribue à la paix lorsqu’il est inclusif, sensible aux conflits et au genre et soutenu par des règles équitables.
Les autorités locales ont différents rôles à jouer pour protéger le commerce transfrontalier. Elles facilitent, notamment les procédures qui deviennent claires, la circulation au niveau de leurs entités, mais aussi le partage d’informations. Les autorités locales ont aussi le rôle de protéger, notamment réduire les abus, traiter les plaintes qui leur sont soumises, mais aussi sécuriser les acteurs qui font le commerce transfrontalier.
Clarisse Baricako, représentante de la coopérative des commerçants transfrontaliers qui exercent leurs activités commerciales au poste-frontière de Gatumba, en direction de la ville d’Uvira, apprécie les conditions dans lesquelles ils pratiquent le commerce transfrontalier. «Les bonnes relations entre les deux pays et les villes frontalières facilitent leurs activités commerciales. Nous ne rencontrons aucune difficulté pour traverser la frontière entre le Burundi et la RDC (République démocratique du Congo).
De son côté, Félix Busoro, responsable d’une coopérative des jeunes exerçant le commerce transfrontalier entre la ville de Rubavu, au Rwanda, et la ville de Goma, en RDC, se réjouit également des facilités accordées aux commerçants. Selon lui, ces mesures leur permettent de travailler dans de bonnes conditions et se sentir à l’aise dans leurs activités quotidiennes.
En guise du 13e congrès des maires des villes et communes de la région des Grands lacs, l’ombusdman burundais Aimé Laurentine Kanyana a été honorée d’être marraine de cette Plateforme. Un certificat d’honneur lui a été décerné grâce à son accompagnement remarquable aux activités de PALPGL.
Joseph Mvyariyehe
