Le ministre de l’Education nationale et de la recherche scientifique, François Havyarimana, réunit les membres de la diaspora intellectuelle de Master et au-delà, le mardi 18 août 2026 à Bujumbura. Cette réunion vise à échanger sur les nouvelles réformes dans le secteur éducatif et la contribution de la diaspora dans ce domaine.

M. Havyarimana indique que le gouvernement du Burundi compte multiplier les écoles à régime d’internats. A cet effet, il lance un appel à la diaspora, aux investisseurs privés et à toute personne capable disposant des moyens nécessaires de contribuer à la construction d’infrastructures d’hébergement afin de soutenir le développement du pays.
Le ministre annonce ainsi que le gouvernement du Burundi est prêt à mettre des terrains à la disposition de ceux qui souhaitent construire des infrastructures destinées à faciliter l’accès aux bonnes conditions d’apprentissage, aussi bien dans les écoles secondaires que dans les universités.
M. Havyarimana prend cette occasion pour demander à la diaspora intellectuelle que, lorsqu’ils reviennent au Burundi, ils puissent mettre leurs compétences au service du pays, notamment en dispensant des enseignements dans les différentes écoles et universités car il s’observe un manque de plus de 14 000 enseignants alors que pour le moment, le ministère envisage recruter 5 000 enseignants seulement en fonction des moyens disponibles.
Politique éducative en cours de la conception
Le ministre Havyarimana les invite également à contribuer dans la conception du document de la politique éducative. Selon lui les idées de la diaspora intellectuelle ont toujours une place afin d’avoir un programme stable pour préparer le Burundi de demain et construire un Burundi émergent.

Les membres de la diaspora signalent qu’ils apprécient les efforts du gouvernement du Burundi dans le secteur éducatif. Ils affirment également que la promotion de l’accès à l’école a donné un meilleur résultat du fait qu’aujourd’hui la majorité des enfants fréquentent l’école. Ils remercient aussi le gouvernement du Burundi pour cette volonté de disponibiliser ces terrains. Cela va faciliter la construction des hébergements et des restaurants pour les étudiants de l’université, disent-ils. La diaspora intellectuelle demande la digitalisation des plateformes des universités et des toutes les institutions œuvrant dans l’éducation pour faciliter l’accès aux documents exigés dans les universités que la diaspora fréquente. Ces membres insistent ainsi sur la multiplication des écoles techniques pour préparer les enfants Burundais.
Arnaud Niyomwungere, le représentant de la diaspora en Chine qui a représenté le président de la diaspora burundaise informe que les intellectuels burundais basés en Chine sont en train de créer un réseau global regroupant les Burundais ayant étudié ou vécu en Chine pour analyser ensemble ce qu’ils doivent contribuer au Burundi leur pays natal du lait et du miel.
Anne Bella Irakoze
