Les Burundais qui voyagent ou se rendent à l’étranger pour y travailler sont appelés à respecter les lois et les consignes en vigueur dans leurs pays d’accueil. Cette attitude facilite notamment l’intervention des autorités burundaises lorsqu’une assistance est nécessaire. L’appel a été lancé par le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement, Edouard Bizimana, lors de la présentation du bilan des réalisations du quatrième trimestre de l’exercice budgétaire 2025-2026, tenue le lundi 17 août 2026.

Au cours de cette séance, le ministre Bizimana a reconnu que certains travailleurs burundais migrants sont confrontés à diverses difficultés, notamment celles liées à l’absence ou à l’expiration de documents administratifs valides. « C’est bien d’aller travailler, d’essayer de faire sa vie ailleurs, mais il faut aussi respecter les consignes. Cela nous facilite le travail quand il s’agit de les assister », a-t-il indiqué.
M. Bizimana a ainsi exhorté les Burundais désireux de travailler à l’étranger d’emprunter les voies légales et de se conformer aux exigences des pays d’accueil. Il a également assuré que ce ministère intervient pour assister les ressortissants burundais en difficulté à l’étranger, dès lors qu’il en est informé.
Dans le souci de faciliter l’accès des Burundais à des opportunités d’emploi à l’étranger, le gouvernement burundais a entrepris plusieurs initiatives. Différents accords bilatéraux ont notamment été conclus entre le Burundi et certains pays du Moyen-Orient. Par ailleurs, plus d’une soixantaine d’agences de recrutement de travailleurs burundais désireux de partir à l’étranger ont été agréées par le ministère en charge des affaires étrangères et sont actuellement opérationnelles.
Les visas pour les Etats-Unis
Abordant la question de la délivrance des visas pour les Etats-Unis d’Amérique, le ministre Bizimana a indiqué qu’il n’y avait pas eu de changement majeur dans la situation actuelle. Selon lui, les détenteurs de passeports diplomatiques et de service continuent à obtenir leurs visas au Burundi. « Il y a aussi, peut-être, des visas qui peuvent être délivrés pour les passeports ordinaires, suivant la nature de la mission », a-t-il ajouté. Concernant d’autres catégories de visas, notamment la « Green Card », il a indiqué que les démarches pouvaient continuer à être effectuées dans les lieux où elles étaient habituellement traitées, notamment au Kenya.
Le ministre Bizimana a mentionné que les relations de coopération entre le Burundi et les Etats-Unis d’Amérique demeurent bonnes et continuent à se diversifier dans plusieurs domaines.
Claude Hakizimana
