Le 2 juin, tous les élèves de la 9è année vont faire le concours national, édition 2026. Lés écoles à l’éducation inclusive continuent les préparatifs comme toutes les écoles du pays. Elles se réjouissent du fait qu’elles ont achevé la prévision des matières. Ce sont les propos d’Edifax Ndayikengurukiye directeur du CEREI (Centre de référence pour l’éducation inclusive) et le préfet des études à l’école des sourds Ephphatha, Zabulon Nkurunziza dans les entretiens sur téléphone qu’ils ont accordé au journal « Le Renouveau du Burundi » le jeudi 21 mai 2026.

Selon M. Ndayikengurukiye, les écoles à éducation inclusive doivent faire de leur mieux pour la mise en œuvre des principes de l’éducation inclusive pour une bonne réussite. Les enfants qui présentent différents types d’handicap suivent les cours comme les autres valides. Mais certains problèmes spécifiques s’observent dans les écoles à éducation inclusive. « Normalement dans chaque classe, il devrait y avoir deux enseignants l’un dit « guide » pour se focaliser plus à ces enfants à besoins spécifiques pour qu’ils soient aidés et l’autre dit « ordinaire » pour assurer l’avancement normal des programmes », a-t-il signalé. Et même s’il y a des classes qui ont deux enseignants, on trouve qu’ils ont besoin d’une formation continuelle pour qu’ils puissent bien servir à ces enfants. Toutefois, il a précisé que grâce aux enseignants qui fournissent beaucoup d’effort, ce centre n’a pas eu des problèmes dans l’avancement des programmes, pour dire qu’il est en ordre avec la finalisation des programmes.
« Pour le moment nous faisons des révisions intenses, où chaque enseignants doit faire des renforcements dans la révision des matières en se référant aux épreuves types et des exercices types de différents sortes », a-t-il renchérit.
M. Ndayikengurutse a souligné que même si les enseignants font de leur mieux, des enseignants spécialisés dans la prise en charge des enfants vivant avec handicap sont nécessaires pour bien assurer des formations continues aux enseignants titulaires des classes. Aussi, il a demandé aux autorités habilités de faire la promotion de la langue des signes pour tous les enseignants pour qu’ils puissent communiquer avec les enfants sourds muets.
Le rôle des parents est incontournable
Notre interlocuteur a laissé entendre que dans cette période où les élèves se préparent au concours national, le rôle des parents dans ces préparatifs est indispensable. Ils doivent savoir que l’école ne peut pas encadrer seule les élèves. Des efforts conjugués de la part de l’école et des parents sont nécessaires. Pour les élèves, ils sont appelés à être responsable en prenant le temps nécessaire pour réviser les matières. D’une manière générale, il a tranquillisé tous les élèves qui feront le concours national d’éviter toute sorte de panique. Ils doivent savoir que l’examen national est un examen comme tant d’autres. Il leur a conseillé également de consulter les examens qui ont été faits, les exercices types faits en classe ou dans les livres mais aussi de collaborer entre eux.
Quant au préfet des études à l’Ephaphatha, les préparatifs au concours national vont bon train. Le programme des matières est déjà terminé et les révisons avancent normalement. Le problème se trouve dans les cours de Kirundi et les sciences et technologie. Pour ces cours, les enseignants éprouvent des difficultés à expliquer dans les langues de signes comme les tons et les proverbes en Kirundi. Un autre problème est le manque de matériel didactique adéquat dans les cours de chimie, physique et technologie.
Fidès Ndereyimana
