Le royaume du Maroc, un pays ami du Burundi, vient d’octroyer cent trente bourses d’études pour l’année académique 2026-2027 couvrant plusieurs branches universitaires et professionnelles prioritaires au profit des étudiants burundais. Un signe éloquent qui montre l’existence des bonnes relations diplomatiques surtout dans le secteur éducatif.

« Le royaume du Maroc a décidé d’octroyer cent trente bourses en faveur des étudiants burundais pour concrétiser l’engagement du royaume du Maroc envers le Burundi visant l’octroi de mille cinq cents bourses dans les années à venir afin d’accompagner le Burundi dans sa Vision stratégique (pays émergent en 2040 et pays développé en 2060) », indique le chef de la mission diplomatique du royaume du Maroc au Burundi, Abdelouahhab Makhtari, qui se réjouit de la tenue le 12 mai 2025 à Rabat de la première session de commission mixte de coopération qui a donné lieu à la signature de onze instruments juridiques, dont une feuille de route de coopération dans le renforcement des capacités entre les deux pays.
Il déclare que son pays ne ménagera aucun effort dans le renforcement de la coopération avec le Burundi dans le domaine éducatif en précisant que Rabat a accordée de l’importance à la formation et au renforcement des capacités tel que le stipule la feuille de route signée avec le Burundi, pour la période 2025-2028. Il a ajouté que cette dernière montre effectivement une augmentation significative de quotas de bourses à travers l’AMCI (Agence marocaine de la coopération internationale), passant de 35 à 70 jusqu’à 130 bourses dans des domaines variés tels que l’informatique, le génie civil, l’environnement, l’ingénierie électrique, la médecine, l’agriculture, la Santé, etc.
Cette initiative, explique-t-il, vise à renforcer les capacités des étudiants burundais pour qu’ils deviennent des acteurs essentiels dans le développement économique de leur pays. Sur les cent trente bourses, trente sont consacrées à la formation professionnelle.
Une large gamme de métiers est couverte
Selon M. Makhtari, ces formations couvrent une large gamme de métiers techniques dont l’informatique, la maintenance, le réseau, le développement informatique, l’électricité, les énergies renouvelables, la menuiserie, tout ce qui concerne la technicité. Il a précisé que ces formations aboutissent à des diplômes Bac +2 ou Bac +3 et sont entièrement techniques. Il a fait savoir que les cent autres sont dédiées aux études universitaires et postdoctorales dans plusieurs branches, notamment les sciences humaines, la médecine, l’architecture et les sciences fondamentales.
Il a, également, rappelé l’engagement du Maroc dans la coopération sud-sud : « Le Maroc est un pays africain qui croit en l’Afrique. Nous croyons à la coopération sud-sud pour relancer l’économie et mobiliser nos ressources humaines dans nos deux pays respectifs. Pour ces bourses, il y a des doctorats spécialisés dans les sciences humaines, la médecine, l’architecture, les sciences humaines, la géologie, les sciences informatiques, et bien plus encore », a expliqué le chargé d’Affaires.
Il a également insisté sur la volonté du Maroc de prioriser ses pays frères africains dans l’attribution des bourses : « C’est pour qu’ils puissent bénéficier d’une meilleure formation afin de faciliter leur intégration dans le marché d’emploi ». Selon lui, ces bourses permettent non seulement le partage d’expériences et d’expertises, mais elles ouvrent aussi la voie à une meilleure insertion des jeunes dans le marché de l’emploi.
Il a, enfin, indiqué que la coopération éducative entre le Maroc et le Burundi s’inscrit dans une longue tradition de collaboration fructueuse entre ces deux pays africains. « Le Burundi est un pays sûr avec lequel nous avons une coopération multifactorielle et multisectorielle », a-t-il conclu.
Olivier Nishirimbere
