Le 10 avril 2026, le Secrétaire général du PCC (Parti communiste chinois) Xi Jinping a reçu à Beijing Zheng Liwen, Présidente du parti chinois KMT (Kuomintang). En indiquant que la tendance générale au grand renouveau de la nation chinoise ne sera jamais inversée et que la dynamique forte du rapprochement des compatriotes des deux rives du Détroit ne s’arrêtera jamais, il a souligné la nécessité de renforcer les échanges et le dialogue sur la base du maintien du « Consensus de 1992 » et de l’opposition à l’« indépendance de Taiwan ».

Le message envoyé est fort : La partie continentale et Taiwan appartiennent à la même et unique Chine, qui est le foyer commun de toute la nation chinoise, ceci est un fait objectif qui ne peut être nié à aucun moment.
Une tendance inéluctable qui suit le cours de l’histoire
Taiwan fait partie intégrante de la Chine depuis l’antiquité. Durant les temps modernes, la Chine a été ravagée par les troubles internes et agressions extérieures. En 1895, à l’issue d’une guerre, le Japon a contraint le gouvernement de la dynastie des Qing à lui céder Taiwan, infligeant de lourdes souffrances aux compatriotes taiwanais. En 1945, le peuple chinois, aux côtés des peuples du monde entier, a remporté la grande victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la Guerre mondiale antifasciste. Taiwan a alors été recouvrée et est revenue au giron de la Chine. Peu après, le Kuomintang a déclenché la guerre civile et s’est retiré à Taiwan après sa défaite. En raison de l’ingérence de forces extérieures, les deux rives du détroit sont tombées dans un état de confrontation politique prolongée, d’où vient la question de Taiwan qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Actuellement, la Chine a réussi à emprunter une voie de modernisation à la chinoise. Le grand renouveau de la nation chinoise est irrésistible. Nous avons la certitude que de plus en plus de nos compatriotes de Taiwan auront une perception juste du système social et de la voie de développement de la partie continentale et prendront pleinement conscience que l’avenir de Taiwan réside dans une mère-patrie forte et que leurs intérêts et bien-être sont liés au grand renouveau de la nation chinoise.
Une cause juste défendant les principes du droit international
L’Histoire ne peut être falsifiée, et la légalité ne peut être contestée. La Déclaration du Caire de 1943 stipule clairement que Taiwan, volée par le Japon, devra être restituée à la Chine. La Proclamation de Potsdam de 1945 réaffirme que « les termes de la Déclaration du Caire doivent être mis en œuvre ». La même année, le Japon signe l’Acte de capitulation, par lequel il s’engage à « exécuter de bonne foi les dispositions de la Proclamation de Potsdam ». Cette série d’instruments juridiques internationaux reconnaît clairement la souveraineté de la Chine sur Taiwan. La position ferme de la Chine est non seulement une exigence impérieuse pour préserver l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, mais aussi une responsabilité qui lui incombe pour défendre les acquis de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et préserver la justice et l’équité internationales.
Une aspiration du peuple chinois et incarnation du consensus de la communauté internationale
Le vrai et le faux se distinguent d’eux-mêmes, et la justice réside dans le cœur de chacun. Le 25 octobre 1971, la 26e session de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à une majorité écrasante la résolution 2758 portant décision sur le rétablissement de la république populaire de Chine dans tous ses droits au sein de l’Organisation et l’expulsion immédiate des représentants des autorités de Taiwan du siège qu’ils occupaient illégalement à l’Onu et dans tous les organes qui s’y rattachent. Actuellement, 183 pays dans le monde ont établi et développé des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d’une seule Chine. Dans la Déclaration de Beijing publiée à l’issue du Sommet de Beijing 2024 du Forum sur la coopération sino-africaine, le Burundi et les autres membres africains du Forum se sont engagés unanimement à soutenir fermement la position du gouvernement chinois sur la question de Taiwan. Les faits démontrent que le principe d’une seule Chine constitue un consensus largement partagé par la communauté internationale et une norme fondamentale régissant les relations internationales. Nous sommes convaincus que la juste cause du peuple chinois de s’opposer aux activités sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » et de réaliser la réunification nationale bénéficiera d’une compréhension et d’un soutien toujours plus larges des pays du monde.
La Chine et le Burundi sont des amis sincères liés par une confiance politique mutuelle accrue et une coopération pragmatique fructueuse. Nous apprécions hautement l’attachement ferme et constant du gouvernement burundais au principe d’une seule Chine et son soutien énergique au développement pacifique des relations entre les deux rives ainsi qu’à tous les efforts du gouvernement chinois en vue de réaliser la réunification nationale. Et nous continuerons, comme par le passé, à soutenir le développement du Burundi en toute indépendance. Dans la nouvelle ère, nous entendons œuvrer de concert avec le Burundi pour concrétiser davantage les consensus importants conclus par les chefs d’Etat des deux pays et porter les relations bilatérales à un niveau plus élevé de bénéfice mutuel, de partenariat gagnant-gagnant et de développement commun.
Zhu Kewei
Ambassadeur de Chine au Burundi
