
Sous l’égide du premier Vice-présent, Fabrice Nkurunziza, l’Assemblée nationale a tenu, lundi 10 août 2026, une séance plénière consacrée à l’examen de plusieurs rapports de la Banque de la république du Burundi (BRB) portant sur les indicateurs de conjoncture économique. Les rapports analysés mettent en évidence les performances et les défis enregistrés dans différents secteurs de l’économie nationale, notamment la production agricole et industrielle, le commerce extérieur, les finances publiques, le secteur monétaire et le secteur bancaire.
Le premier rapport présenté était celui portant sur l’analyse des rapports de la BRB relatifs aux indicateurs de conjoncture des mois d’octobre et de décembre 2025. Le rapport a été présenté par le député Célestin Niyonsaba, président de la commission permanente chargée de la bonne gouvernance et de la privatisation.
Ce rapport présente l’évolution de la production, des prix, du commerce extérieur, du taux de change, des finances publiques, du secteur monétaire, des taux d’intérêt ainsi que des indicateurs de solidité du secteur bancaire.
Il ressort de l’analyse que la production du café et du thé a connu une hausse au cours des périodes considérées. Toutefois, la production industrielle a enregistré une baisse, notamment en raison des contre-performances observées dans les industries chimiques.
Une baisse de la production du café et du thé
Ernest Niyokindi, président de la commission permanente des affaires politiques, administratives, des relations extérieures et de la Communauté est-africaine, a ensuite présenté le rapport d’analyse du document de la BRB sur les indicateurs de conjoncture à fin janvier 2026.
Ce rapport porte notamment sur l’évolution de la production, des prix, du commerce extérieur, des finances publiques, de la monnaie, des taux de change et d’intérêt ainsi que du secteur bancaire.
Selon les conclusions de la commission, la production du café et du thé à fin janvier 2026 a enregistré une baisse par rapport à la situation observée à la même période de l’année précédente.
Pour sa part, Pacifique Ndihokubwayo, vice-président de la commission permanente chargée de l’éducation, de la jeunesse, des sports et loisirs, de la culture et de la communication, a présenté l’analyse de la note de la BRB relative aux indicateurs de conjoncture économique à fin février 2026.
Il a indiqué que la commission s’était réunie les 15, 17 et 18 juin 2026 pour analyser cette note, qui établit une comparaison de la situation économique et financière du Burundi entre février 2025 et février 2026.
Des mesures proposées pour relancer la filière théicole
Concernant la filière théicole, la note de la BRB fait état d’une baisse de la production de thé en feuilles vertes de l’Office du thé du Burundi (OTB). Les prévisions de production n’ont pas été atteintes, notamment à cause de l’insuffisance de la main-d’œuvre pour la cueillette dans les différentes usines.
La commission relève également le désintéressement de certains théiculteurs, dont certains ont abandonné ou déraciné leurs plantations de thé.
Face à cette situation, la commission recommande au gouvernement de renforcer la mécanisation du secteur agricole dans la filière théicole et de prendre des mesures d’encouragement en faveur des théiculteurs, à l’image de celles prises en faveur des caféiculteurs.
Ainsi, M. Nkurunziza a indiqué que l’examen de ces rapports permet aux députés de mieux comprendre la situation des différents secteurs de l’économie nationale. Cette compréhension, a-t-il souligné, devrait leur permettre de mieux préparer les questions à adresser aux membres du gouvernement lors des séances consacrées aux questions ouvertes aux ministres. Il faut noter que les députés ont adopté le calendrier des activités de la commission parlementaire élaboré, le vendredi 7 août 2026, par le bureau élargie de l’Assemblée nationale
Ferdinand Hakizimana
James Nihorimbere (Stagiaire)
