Au moment où nous avons au Burundi une population galopante et que le changement climatique fait beaucoup de dégâts sur la vie humaine, les femmes rurales doivent être enseignées sur une pratique climato-intelligente qui est une approche visant à transformer les systèmes agricoles pour assurer la sécurité alimentaire durable face au changement climatique. Tels sont les propos de l’Ingénieur Innocent Banigwaninzigo, consultant-chercheur et activiste de l’environnement, agro écologie et résilience climatique.

Ir Innocent Banigwaninzigo a indiqué qu’il ne faut pas oublier la gestion de la démographie, car c’est cette dernière qui cause l’exiguïté des terres. Il a aussi précisé que les femmes rurales sont proches de ressources naturelles. C’est pour cette raison qu’elles doivent être outillées comment utiliser ces ressources naturelles d’une façon rationnelle car, ce sont elles qui font des activités agricoles dans différents coins du pays.
M. Banigwaninzigo a insisté qu’il faut donner aux femmes ces outils pour pouvoir affronter ces défis liés au changement climatique qui est la conséquence de la dégradation environnementale. «Quand notre environnement est dégradé, il y a des conséquences comme de changement climatique et ce dernier se manifeste par la sécheresse, les fortes pluies, les épidémies de maladies et les glissements de terrains», fait-il savoir
Il a aussi signalé qu’au Burundi, ce sont ces inondations causées par les fortes pluviométries qui peuvent abattre des surfaces. C’est -à -dire que la pluie qui pourrait tomber pendant au moins un mois, tomberait par exemple dans une semaine seulement. Dans ce cas, la terre ne peut pas absorber cette pluie pendant ce petit temps.
« Les femmes doivent être renforcées en capacités au niveau de résilience. Il faut qu’elles soient informées de cette résilience pour ne pas être bloquées quelque part. Il faut également que ces femmes soient impliquées par exemple dans la préparation des solutions résilientes c’est -à -dire des approches climato-intelligentes qui sont des pratiques agricole qu’on enseigne aux gens pour qu’ils soient résilients au choc climatique. Par exemple quand il y a la sécheresse, il ne faut pas que cette dernière frappe la population d’une façon généralisée», a-t-il ajouté.
Il appelle les autorités compétentes à enseigner la population ces pratiques climato-intelligentes, afin que cette sécheresse ne cause pas trop de dégâts à cette communauté localisée sur des zones quelconques. Ces femmes doivent se mettre au centre de discussion dans tout ce que nous pensons sur ces changements climatiques.
Fidèle Hatangimana
