A la suite des campagnes de sensibilisation et des efforts déployés par l’administration communale, la prolifération des déchets dans la ville de Ngozi connaît une nette diminution. Même si la population semble désormais bien comprendre l’importance de l’hygiène, elle appelle la Regideso à résoudre les problèmes récurrents de coupures d’eau, essentiels pour consolider ces acquis. Elle plaide également pour l’augmentation du nombre de toilettes publiques dans les lieux à forte affluence.

( photo : Clovis Dusabe)
Etant le chef-lieu de la province de Butanyerera, la commune Ngozi s’est fixé pour objectif de devenir une ville propre et attrayante. Dans cette optique, plusieurs actions ont déjà été entreprises dans ce sens, notamment l’installation de poubelles à divers endroits, la sensibilisation de la population à maintenir la propreté à leurs lieux de travail et leurs domiciles, etc. Par la suite, cette commune a signé un partenariat avec la société Ecovert, chargée de la collecte et de la valorisation des déchets ménagers, une collaboration qui vise à transformer ces déchets en ressources utiles.
Lors d’un passage de la rédaction du journal Le Renouveau du Burundi dans différents quartiers de la ville, il a été constaté que la population s’est approprié le programme d’assainissement. Parmi les signes encourageants figurent l’utilisation adéquate des poubelles mises à disposition, la propreté visible dans les espaces de travail et une diminution remarquable des bouteilles en plastique autrefois dispersées dans la ville.
Un appel à la solidarité pour maintenir la salubrité
Les habitants interrogés saluent les efforts déjà fournis par les autorités dans l’amélioration de l’hygiène publique. Ils recommandent toutefois l’application des sanctions à l’encontre des contrevenants aux règles d’assainissement. Parmi les obstacles évoqués, les citoyens pointent les coupures fréquentes d’eau de la Regideso, qu’ils considèrent comme un frein majeur à la réussite de ce programme. Ils demandent également l’installation davantage de poubelles, notamment le long des routes d’accès et de sortie des quartiers, aux abords des marchés, arrêts de bus, infrastructures publiques et sur les principales artères.
Dans l’optique d’embellir davantage la ville, ils suggèrent aussi la plantation d’arbres le long des routes et l’installation d’un éclairage public adéquat, afin de dissuader les dépôts clandestins de déchets à la faveur de l’obscurité.
Dans une interview accordée au journal Le Renouveau du Burundi, Dominique Ndikuryayo, administrateur de la commune Ngozi invite la population à s’approprier pleinement de ce programme d’assainissement et en comprendre ses enjeux. Il les encourage à collaborer étroitement avec la société Ecovert pour faciliter la collecte des déchets.
Il rappelle également que chaque ménage doit disposer d’un espace de regroupement des déchets et aménager des puisards pour l’évacuation des eaux usées , ce qui permet également de mieux gérer les eaux de pluie. Enfin, il appelle particulièrement les habitants de la ville de Ngozi à unir leurs efforts pour promouvoir l’hygiène, qu’il considère comme un pilier de la santé publique, du développement économique et un levier essentiel vers un avenir prospère pour le Burundi.
Clovis Dusabe
