Les personnes vivant avec un handicap de surdité, de cécité ou de mobilité rencontrent des difficultés lorsqu’elles se rendent dans les structures de santé. En particulier, les sourds-muets ont besoin d’interprètes, ce qui rend difficile les consultations. Le responsable de leur association demande que les gens apprennent la langue des signes afin de faciliter la communication avec elles. Cela ressort de l’interview accordée au journal «Le Renouveau du Burundi» par Emmanuel Ntakarutimana, représentant légal adjoint de l’APEIH (Association pour promouvoir un environnement inclusif aux personnes vivant avec handicap), le mardi 21 janvier 2026.

M.Ntakarutimana affirme que les personnes vivant avec un handicap rencontrent d’importantes difficultés en matière d’accès aux soins de santé. Il souligne en particulier les problèmes aux quels font face les personnes sourdes et muettes, notamment en raison des obstacles liés à la communication. Selon lui, les personnes ayant un handicap auditif et muet éprouvent souvent de grandes difficultés à se faire comprendre lors des consultations médicales. Elles ont besoin d’un interprète en langue des signes pour communiquer efficacement avec le personnel soignant. En l’absence de cet interprète, des malentendus peuvent survenir, entraînant parfois une mauvaise prise en charge médicale.
M. Ntakarutimana ajoute que, même lorsque la maladie exige une consultation strictement confidentielle entre le médecin et le patient, la présence d’un interprète devient indispensable. Dans ce cas, la confidentialité médicale peut être compromise, car la personne qui accompagne le patient ou l’interprète peut prendre connaissance d’informations médicales intimement personnelles, alors que cela ne serait pas toujours nécessaire.
Par ailleurs, les personnes vivant avec un handicap visuel ou mobilité rencontrent également des obstacles lorsqu’elles se rendent dans les structures de santé. Ces difficultés sont souvent liées à l’inadaptation des infrastructures hospitalières. L’accès aux cabinets médicaux est parfois compliqué en raison de la présence de marches, d’escaliers ou de niveaux non aménagés, rendant les déplacements difficiles, voire impossibles, pour les personnes à mobilité réduite.
Marie Nshimirimana, une femme muette témoigne en langage des signes des difficultés qu’elle rencontre. Bien qu’elle maîtrise la langue des signes, elle explique qu’il lui est souvent difficile de communiquer avec le personnel soignant et avec les autres patients, faute de connaissances suffisantes de cette langue par son entourage. Cette situation complique davantage les consultations médicales et peut même conduire à des incompréhensions sur son état de santé.
Yvette Mukeshimana (Stagiaire)
