Dans le cadre de la préservation de l’environnement. L’administrateur de la commune Muramvya invite ses citoyens à s’engager activement et à contribuer à cet effort. Ils sont encouragés à tracer les courbes anti-érosives sur leurs terres et à planter des herbes fixatrices telles que le tripsacum et le sétaria le long de ces courbes, afin de lutter contre l’érosion du sol. Cela ressort de l’interview accordée au journal Le Renouveau du Burundi par Gilbert Nduwimana, conseiller de l’administrateur de la commune Muramvya chargé de la communication et des relations publiques, le lundi 5 Janvier 2025.

Gilbert Nduwimana explique que la commune déploie des actions de sensibilisation afin d’informer la population sur l’importance d’adopter des pratiques agricoles et environnementales durables. Parmi ces pratiques, le traçage des courbes anti-érosives sur les propriétés est particulièrement mis en avant. « La population est sensibilisée pour le traçage des courbes anti-érosives dans leurs propriétés », fait-il savoir. La commune encourage les citoyens à prendre conscience que les bénéfices de cette démarche vont bien au-delà de la simple protection de leurs terres personnelles. En effet, en traçant les courbes anti-érosives, ils participent activement à la préservation de l’environnement à l’échelle locale et régionale.
M. Nduwimana souligne que la population est également encouragée à planter des herbes fixatrices comme le tripsacum et le sétaria le long des courbes de niveau. Ces plantes jouent un rôle clé dans la lutte contre l’érosion du sol, car elles aident à stabiliser les terres, à réduire le ruissellement des eaux de pluie et à protéger les sols contre la dégradation. Le tripsacum et le sétaria, qui sont des herbes résistantes et adaptées aux conditions locales, contribuent également à améliorer la fertilité du sol en servant de barrière naturelle contre la perte de terre.
Désiré Nshimirimana, originaire de la commune de Muramvya, nous a affirmé que la majorité des habitants avaient quasiment oublié l’importance de tracer les courbes anti-érosives dans les champs. « En observant de près, on remarque que dans de nombreux champs, peu de personnes continuaient à tracer les courbes anti-érosives», déclare-t-il. A son avis, l’engagement de la commune dans la sensibilisation la population sur le traçage des courbes anti-érosives contribuera non seulement à la préservation de l’environnement, mais aussi à l’augmentation de la production agricole.
Etienne Nduwimana
