Sous l’égide du Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Fabrice Nkurunziza, les élus du peuple se sont réunis en séance plénière, le mardi 7 avril 2026. L’analyse et adoption du projet de loi portant gestion du mercure au Burundi était au programme du jour. Calinie Mbarushimana, ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage a fait savoir que l’objectif dudit projet de loi est de garantir un niveau élevé de protection de la santé humaine et l’environnement.

Calinie Mbarushimana a fait savoir que le mercure est une substance très toxique qui représente une menace majeure à l’échelle mondiale pour la santé humaine notamment sous la forme de méthyl mercure. Cette substance est souvent présente dans le poisson, les fruits de mer, les écosystèmes, la faune et la flore sauvages. Cependant, elle a ajouté que la plupart des émissions du mercure et des risques d’exposition connexes résultent d’activités anthropiques, telles que l’utilisation de mercure dans l’extraction minière et la transformation artisanale de l’or et la combustion du charbon.
Mme Mbarushimana a ainsi indiqué que l’utilisation du mercure et ses composés devrait être progressivement abandonnés surtout que cette substance chimique est utilisée dans plusieurs secteurs. Cela devra ainsi se faire dans le but de protéger l’environnement et la santé humaine. Elle a également souligné qu’il convient d’interdire l’utilisation de mercure en désordre et surtout aux praticiens de l’art dentaire.
S’agissant des statistiques sur les effets néfastes du mercure sur la santé humaine au Burundi, Mme Mbarushimana a indiqué qu’elles ne sont pas disponibles mais que les substances du mercure peuvent causer des maladies des reins et la faiblesse musculaire.
Le ministère dispose d’une liste de produits pour replacer le mercure
Toutefois, Calinie Mbarushimana a rappelé que le mercure étant une substance très dangereuse sous forme liquide, il convient d’agir vite pour interdire son stockage permanent sans traitement tout en effectuant au plus vite, les opérations de conversion par solidification. Elle a ainsi rappelé que dans le but de permettre aux opérateurs d’écouler les stocks de mercure et ses composés dans le but de retirer cette substance du sol burundais, ces derniers ont jusqu’au 1er janvier 2028 pour écouler les stocks. Et de rappeler que ce projet de loi vient pour interdire toute exportation du mercure, signalant que le ministère de l’environnement et de l’agriculture et de l’élevage dispose d’une liste des produits pour replacer le mercure.
Après analyse et amendement de fond et de forme, 106 députés présents au palais des congrès de Kigobe ont adopté le projet de loi sur la gestion du mercure au Burundi, à l’unanimité.
Laurent Mpundunziza
