Le lundi 6 avril 2026 se sont déroulées les cérémonies de commémoration du 32e anniversaire de l’assassinat du président Cyprien Ntaryamira qui est survenu le 6 Avril 1994 au Rwanda. En commune Makamba, elles ont débuté par une messe en sa mémoire qui a été célébrée à la paroisse Saint Pierre Claver de Makamba. Ces cérémonies se sont poursuivies par le dépôt de gerbes de fleurs au monument de l’unité.

Lors de la messe en mémoire du président Cyprien Ntaryamira, Abbé Pierre Niyonkuru est revenu sur l’héritage tiré du discours dont le leitmotiv était centré sur la discipline qui a été prononcé par le président Ntaryamira lors de son investiture. Selon lui, la discipline que voulait M. Ntaryamira était le respect de la personne humaine, la justice équitable, l’unité, la paix, la cohésion sociale et le respect mutuel entre Burundais. Il a ainsi invité ceux que Dieu a choisis comme leaders de suivre son exemple.
Les cérémonies se sont poursuivies au monument de l’unité nationale où le gouverneur de la province de Burunga puis l’administrateur de la commune Makamba, les forces de défense et de sécurité nationale, enfin les représentants des partis politiques agréés dont le CNDD-FDD, le Sahwanya Frodebu (parti du feu Cyprien Ntaryamira) et l’Uprona, ont procédé au dépôt de gerbes de fleurs.
Dans son discours de circonstance, Parfait Mboninyibuka, gouverneur de la province de Burunga, a indiqué que le seul moyen d’honorer la mémoire de nos héros dont Cyprien Ntaryamira est de pérenniser leur héritage en transformant notre pays comme ils l’auront voulu. Il a à cet effet appelé la population de Burunga à sauvegarder l’héritage du président Ntaryamira qui voulait un Burundi discipliné, respectant la vie humaine, un Burundi stable et prospère.
« Maintenant que le pays a recouvré la paix, et la stabilité, il est grand temps que chacun adopte la Vision nationale en se concentrant sur les projets de développement. On ne peut pas se développer sans propreté. Pour cela, les administratifs doivent veiller à ce que leur circonscriptions soient toujours propres en commençant par les ménages », a ajouté M. Mboninyibuka.
Léopold Maroha
