Rentrer au bercail pour contribuer au développement de son pays
La Tanzanie, pays voisin du Burundi est le pays qui héberge un très grand nombre des réfugiés burundais et ce à cause des différentes crises qui ont secoué le Burundi à plusieurs reprises. Mais avec le retour à la paix et à la sécurité, les réfugiés ont commencé à regagner le bercail même si certains ont préféré rester en exil, certains par peur causée par des rumeurs d’insécurité. Alors, ces derniers jours, on constate des mouvements de rapatriement a un niveau de dépassant les services d’accueil. Dans l’entretiens avec certains de ces rapatriés, ils disent qu’il y a plusieurs séances de sensibilisation et qu’ils ont fini par comprendre.

A la frontière de Mugina que se partagent le Burundi et la Tanzanie en zone Mabanda de la commune Nyanza en province de Burunga, la joie pouvait se lire aux lèvres des Burundais qui rentraient des camps des réfugiés de la Tanzanie. Les cérémonies d’accueil se sont déroulées à la frontière de Mugina. Du côté du Burundi les cérémonies d’accueil étaient dirigées par le ministère en charge de l’intérieur via la direction générale en charge du rapatriement dans la région Sud. Au total 1471 Burundais composés de 387 ménages ont été accueillis le mardi 13 janvier 2026.
Dans son mot d’accueil au centre de transit de Gitara, Antoine Ntirandekura, chargé de la région Sud dans la direction en charge du rapatriement a montré à ces derniers la vision du pays et les a invités à rejoindre les autres Burundais au processus de développement, surtout en rejoignant les autres dans les coopératives.
M.Ntirandekura a, dans ses conseils, insisté sur le bon usage du paquet retour composés des vivres et non vivres dont ils allaient bénéficier. Il est ensuite revenu surtout sur le paquet retour équivalant à 200 dollars américains par tête de prendre cette somme comme un capital de démarrage pour investissement pour se développer. M.Ntirandekura a fait savoir que le gouvernement a mis en place des stratégies de stabilisation et de réintégration des rapatriés comme l’assistance dans la réintégration scolaire et professionnelle, le soutien des coopératives inclusives des rapatriés et de la population hôte, la construction des maisons pour les plus démunis, assistance juridique dans la plaidoirie en faveur de ces rapatriés,….. Sur ce, M.Ntirandekura a tranquillisé ces derniers et leur a donné les numéros de téléphone des chargés des différents domaines de plaidoirie. Il est ensuite revenu sur les irrégularités des mariages et des enfants non enregistrés et leur a demandé de bien vouloir régulariser dans les meilleurs délais.
Un accueil chaleureux
Contrairement aux rumeurs qui sont repandues sur le Burundi surtout dans les camps des réfugiés, ces rapatriés témoignent leur joie de rentrer au bercail. Ils sont très contents de l’accueil qui leur a été réservé. Felix Nelson Sabushimike, l’un des rapatriés dit qu’il a été ravi de revenir chez lui. Il affirme qu’il a pris cette décision de rentrer pour l’intérêt supérieur de sa famille et de ses enfants afin qu’ils puissent suivre leurs études dans la tranquillité. Il dit qu’il va continuer son métier de commerçant surtout avec cette aide reçue. Eric Ndereyimana qui avait interrompu ses études à l’Université du Burundi dit être heureux avec la promesse garantie de réintégration scolaire et invite tous les autres jeunes qui croupissent toujours dans les camps de réfugiés à rejoindre leur mère patrie afin de jouir pleinement de leurs droits surtout celui de la scolarisation.
Léopold Maroha
