Toute une chaîne d’activités économiques développée autour de la filière
La culture du palmier à huile s’impose progressivement comme un moteur essentiel de développement économique et social dans la zone Kinyinya, commune Gisuru, province de Buhumuza. Introduit dans cette zone, il y une dizaine d’années, cette filière agricole démontre aujourd’hui sa capacité à générer des emplois, améliorer les revenus des ménages et dynamiser l’économie locale.

Comme constaté par la rédaction du quotidien Le Renouveau lors de sa descente effectuée dans la zone kinyinya, le lundi 12 janvier 2026, les retombées positives du palmier à huile ne se limitent pas uniquement aux agriculteurs qui le cultivent. Autour de cette culture s’est développée toute une chaîne d’activités économiques : transformation artisanale des noix de palme, production d’huile, commerce des noix, vente des résidus et sous-produits. Cette diversité d’activités permet à de nombreux habitants, y compris ceux qui ne possèdent pas de palmeraies, de trouver des sources de revenus stables. Des témoignages recueillis sur le terrain illustrent clairement cet impact. Rencontré sur un lieu de fabrication artisanale de l’huile de palme, Méthode Bandyatuyaga fait le commerce des noix de palme. Il nous a témoigné que, grâce à ce commerce, il a pu améliorer considérablement ses conditions de vie, acquérir des terres agricoles et assurer les besoins essentiels de sa famille. Ces revenus contribuent non seulement à la sécurité alimentaire, mais aussi à l’autonomie économique des ménages.
Les autorités locales confirment cette dynamique positive. Selon le chef de la zone Kinyinya Désiré Ntibashirwa, l’introduction du palmier à huile a favorisé la création de nombreux emplois depuis le début de sa production effective. Il souligne que cette culture joue un rôle déterminant dans la lutte contre la pauvreté et le chômage au niveau local.
Face à ces résultats encourageants, les autorités appellent la population à investir davantage dans la culture du palmier à huile et à améliorer les pratiques d’entretien pour en maximiser les rendements. À terme, cette filière pourrait constituer un pilier du développement économique non seulement pour la zone Kinyinya, mais aussi pour la commune et l’ensemble du pays.
Eric Sabumukama
