Promouvoir les droits en santé sexuelle et reproductive
L’Abubef (Association burundaise pour le bien-être familial) a organisé du 31 mars au 2 avril 2026 à Bujumbura, un atelier réunissant les professionnels des médias pour analyser ensemble comment promouvoir les DSSR (droits en santé sexuelle et reproductive). Dans son mot de circonstances, Dr Donavine Uwimana, Directrice exécutive de l’Abubef a précisé que les médias sont des acteurs clés pour transformer les normes sociales et promouvoir les droits en santé sexuelle et reproductive. Dans ces assises, les médias se sont engagés à briser les tabous et promouvoir l’accès équitable à la santé reproductive.

Mme Uwimana précise que l’Abubef, depuis sa création, prône un accès équitable aux informations et aux services de santé sexuelle et reproductive ainsi qu’aux droits y afférents au profit des individus sans discrimination. «Parmi les barrières qui entravent la pleine jouissance de la SSR (santé sexuelle et reproductive) et les droits à tous figurent les normes sociales, culturelles, et religieuses mais aussi les barrières légales et structurelles », a-t-elle informé.
Selon elle, les normes sociales discriminatoires, stéréotypes et inégalités en matière de genre jouent un rôle majeur dans la manière dont les individus vivent leur sexualité, accèdent aux soins et exercent leurs droits. Au Burundi, malgré les engagements internationaux, régionaux et nationaux en faveur des DSSR, il persiste des barrières légales et socioculturelles qui ne permettent pas aux individus d’exercer et de jouir pleinement de leurs droits en santé sexuelle et reproductive. Certains sujets restent tabous, d’autres font face à un manque de consensus et une opposition grandissante. Et d’ajouter que certaines dispositions légales limitent aussi l’accès aux infirmations et services.
Créer un environnement favorable aux programmes des DSSR
Dr Uwimana indique qu’en vue de créer un environnement favorable aux programmes des DSSR, l’engagement des professionnels des médias est très important. « Cela permet, d’élargir le soutien public aux interventions visant à promouvoir un environnement favorable à la promotion des DSSR . Ce sont des acteurs jouant un rôle clé dans la remise en question et la transformation des normes et stéréotypes liés à la santé et aux droits sexuels et reproductifs mais aussi la redevabilité politique et communautaire à travers le suivi des engagements aux engagements du Burundi et des différentes parties prenantes dans le cadre des DSSR », renforce-t-elle.
Il est important de signaler que différentes thématiques ont été abordées. Ce sont notamment celles en rapport avec la compréhension et les bases de la communication en santé sexuelle et reproductive, les normes socioculturelles liées à la sexualité et la reproduction, les approches et actions pour l’optimisation de la communication et la création des contenus adaptés à l’audience etc.
Donathe Ndayisenga
