Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye a successivement, le 27 octobre 2026, reçu en audience, Caroline Vinot, nouvelle ambassadrice de France, ainsi que Zhu Kewei, ambassadrice de la république populaire de Chine au Burundi. Au moment où le Burundi marche actuellement vers l’émergence et le développement, ces grandes personnalités ont principalement échangé, sur les grandes priorités du Burundi, mais aussi sur les attentes et les orientations du gouvernement par rapport à la coopération avec ces deux Nations.

A la sortie de ces deux audiences, le porte-parole de la Primature de la république du Burundi, Moïse Nkurunziza, a informé à la presse que le Premier ministre a d’abord reçu en audience l’ambassadrice de la République française, nouvellement nommée en qualité ambassadeur au Burundi. Il a indiqué que Mme Vanot a fait savoir qu’elle était venue s’entretenir avec le chef de l’Exécutif burundais afin de s’enquérir des grandes priorités du Burundi, mais aussi des attentes et des orientations du gouvernement du Burundi en ce qui concerne la coopération entre le Burundi et la France. Cette autorité diplomatique française a d’abord passé en revue les différentes réalisations accomplies au Burundi grâce à cette coopération de longue date. A cela, elle a parlé du domaine culturel notamment l’Institut français du Burundi (IFB), qui est opérationnel, et qui œuvre pour la promotion de la culture, tant burundaise que française.
« Dans le domaine de l’éducation, vous savez très bien que la France a une école française ici à Bujumbura. Mme Vanot a promis qu’avec l’appui et le soutien de Paris, la France compte implanter une autre école de même type que celle de Bujumbura dans la capitale politique de Gitega », a ajouté M. Nkurunziza, tout en signalant que Mme Vanot a aussi souligné la coopération dans les domaines militaires et médical car, de nombreux étudiants et militaires Burundais qui partent en France pour y bénéficier des formations diverses.
Comme le Burundi est sur la voie de son émergence, M. Nkurunziza a informé que les deux autorités n’ont pas manqué l’occasion d’évoquer l’implication du secteur privé dans ce processus c’est dans cette logique que cette nouvelle ambassadrice a précisé qu’elle vient, après avoir rencontré les différents investisseurs français qui œuvrent dans différents secteurs au Burundi comme la télécommunication et l’énergie, afin de contribuer dans la promotion de la coopération économique.

L’évolution des échanges commerciaux entre le Burundi et la Chine appréciée
En second lieu, M. Nkurunziza a indiqué que le Premier ministre burundais a également reçu l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Zhu Kewei. Après les huit mois qu’elle vient de passer au Burundi, Mme Zhu était venue pour échanger avec le responsable de l’exécutif burundais sur les résultats palpables de la bonne coopération qui existe entre le Burundi et la Chine.
Il a ajouté que Mme Zhu a parlé de l’évolution positive des échanges commerciaux des produits qui viennent de la Chine, mais aussi des produits exportés vers la Chine, soulignant que ces produits sont constitués globalement de 70% minéraux et de 30% de produits agricoles. Les deux autorités ont apprécié cette bonne relation et cette évolution positive des échanges commerciaux, tout en suggérant de valoriser ces produits avant qu’ils ne soient exportés.
M.Nkurunziza a également fait savoir que ces autorités ont proposé de penser à des contrats, à des partenariats publics et privés, tout en invitant les investisseurs qui ont la capacité d’implanter des usines de transformation ici au Burundi, avec des clauses qui déterminent la part de chacun, afin que ces produits transformés soient facilités pour le Burundi et pour la Chine, précisément dans les domaines de transport, et de l’efficacité au niveau de l’utilisation au pays de destination, pour l’intérêt général des deux pays.
Les projets en cours vont continuer comme à la normale
Après avoir briefé le Premier ministre, sur les priorités à avenir pour l’année prochaine, mais aussi sur quelques changements qui auront lieu pour le personnel qui appuie dans les secteurs de l’agriculture et de la médecine, M. Nkurunziza a signalé que le Premier ministre a vivement remercié et félicité Mme Zhu pour ses résultats palpables pendant cette courte période de huit mois, mais aussi pour pouvoir penser aux projets futurs.
Pour plus de productivité et d’efficacité des projets financés et exécutés par l’ambassade de Chine au Burundi, envers les bénéficiaires, M. Nkurunziza a informé que Mme Zhu a promis que même s’il y’aura renouvellement des équipes dans différents domaines, les projets en cours d’exécution vont continuer sans aucun problème.
Pour terminer, il a mentionné que l’ambassadeur de Chine au Burundi a parlé de l’achèvement des travaux de construction, et de modernisation de l’aéroport international Melchior Ndadaye, dont la finalisation et la remise de cette infrastructure aura lieu à la fin du mois de décembre ou au début du de janvier 2027. « Ils ont également échangé sur l’état d’avancement du grand chantier, de construction du bâtiment qui abritera les services du ministère ayant les affaires étrangères dans ses attributions », a-t-il précisé.
Il a affirmé que le Premier ministre a apprécié les échanges qu’il a eus avec ces deux grandes personnalités diplomatiques, mais aussi a réaffirmé la disponibilité du Burundi à renforcer ces liens d’amitié et de coopération entre le Burundi et ces deux Nations, dans le but d’amener le Burundi vers son emergence en 2040 et son développement en 2060.
Avit Ndayiragije
