Le jeudi 27 août 2026, le ministère ayant l’agriculture dans ses attributions a organisé le forum national sur la prévision saisonnière du septembre au décembre 2026. Selon Augustin Ngenzirabona, Directeur général de l’Igebu (Institut Géographique du Burundi), la saison culturale A sera caractérisée par des précipitations supérieures à normale climatologique et vont varier entre 400 et 450 mm de pluie.

M. Ngenzirabona précise que la saison culturale A va commencer entre la deuxième décade et la troisième décade du mois de septembre dans certaines parties des régions naturelles de l’Imbo,des Mirwa et du Mugamba. Entre la troisième décade du mois de septembre et la première décade du mois d’octobre dans certaines parties des régions naturelles d’Imbo, Mirwa, Mugamba, les régions naturelles du Bututsi, Buyenzi, Kirimiro, Bugesera, Bweru et une partie des régions naturelles de Buyogoma, Buragane. Entre la deuxième décade du mois d’octobre et la troisième décade du mois d’octobre dans certaines parties des régions naturelles de Buyogoma, Buragane ainsi que dans la région naturelle du Mosso. Cette saison, insiste-t-il, sera caractérisée par des précipitations supérieures à normale climatologique variant entre 400 et 450 mm de pluie.
Le phénomène « El Nino » s’annonce
Différents experts ont expliqué que le phénomène El Nino qui s’annonce est marqué par de fortes précipitations. Dans son intervention, Clément Ndikumasabo, responsable du Programme environnement et gestion durable des terres qui s’est exprimé au nom du ministère sectoriel, en indiquant qu’il y a des activités prévues à mener en ces termes. Concernant les activités en cours durant la saison sèche, elles portent principalement sur le creusement de fossés antiérosifs ainsi que sur la plantation d’arbres fixateurs afin de renforcer la protection des sols et la durabilité des écosystèmes. Concernant les dispositifs antiérosifs, explique-t-il, cela présente pas mal d’avantages. « L’eau de pluie s’infiltre dans les fossés antiérosifs et cela va alimenter la nappe phréatique. En plus de cela, la mise en place des dispositifs antiérosifs contribue également à restaurer la fertilité du sol et entraîner l’augmentation de la production », souligne-t-il.
Se préparer en conséquence pour la saison agricole
M. Ndikumasabo informe que le ministère est en train également de mobiliser la population à se préparer en conséquence pour la saison agricole. Les cultures prioritaires à privilégier pour cette saison doivent être des cultures qui tolèrent les fortes précipitations comme le manioc, patate douce, les colocases, bananier, maïs et la culture maraîchère.
Il lance un appel aux agriculteurs de pratiquer différentes cultures ci-haut citées parlant de la conduite des plantations en exploitation agricole. Ndikumasabo conseille aux agriculteurs de faire la surveillance afin de vérifier s’il n’y aurait pas l’apparition des maladies ou des ravageurs au niveau des champs afin d’informer les techniciens agronomes pour intervenir plus rapidement. Aux propriétaires des maisons qui sont installés au niveau des villes, de disponibiliser des tanks pour conserver ces eaux mais aussi de creuser des puits pour les pluies qui tombent sur les toits des maisons. Pour les zones à risques avec des inondations, de prendre des dispositions nécessaires afin d’éviter des risques pouvant survenir.
Donathe Ndayisenga
