Les Burundais des camps à l’étranger, exhortés à regagner leur patrie
Le jeudi 8 octobre 2026, la Police nationale du Burundi a présenté les témoignages de deux citoyens burundais victimes du recrutement forcé par le groupe armé Red Tabara. Face à ces manœuvres orchestrées depuis l’étranger, le ministère de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, via son porte-parole Pierre Nkurikiye, appelle la population à la vigilance et exhorte les réfugiés à regagner massivement le pays.

La Police nationale du Burundi tire la sonnette d’alarme face à la résurgence des méthodes de recrutement frauduleuses et violentes employées par le groupe armé Red Tabara. Lors de cette conférence de presse, Pierre Nkurikiye, a dévoilé le parcours de deux Burundais piégés, par des promesses trompeuses ou enlevés sous l’effet de substances stupéfiantes. Le premier, affirmant avoir été approché en Ouganda sous prétexte d’un emploi rémunérateur, et le second, enlevé au camp de Mahama au Rwanda, ont tous été acheminés vers Kigali avant d’être transférés vers Bukavu et les hauts plateaux en République démocratique du Congo.
Pièges et fausses promesses : la mise en garde des autorités
M. Nkurikiye a détaillé les « stratagèmes cyniques » des recruteurs, allant de l’utilisation de fausses offres d’embauche à l’administration des stupéfiants pour faire perdre conscience aux victimes. Sur place, l’usage du chanvre et d’autres stupéfiants est fréquemment imposé pour inciter ces recrues à commettre des exactions.
Face à ces révélations, le porte-parole du ministère en charge de la sécurité, a fermement rappelé que le pouvoir au Burundi s’acquiert exclusivement par la voie démocratique des urnes et le choix du peuple, et non par la violence armée. Il a vivement invité les citoyens à ne plus se laisser manipuler par des discours mensongers et à faire preuve d’une vigilance constante pour déjouer ces embuscades.
Un appel incitant les réfugiés à regagner leur partie
S’adressant particulièrement aux Burundais vivant encore dans les camps de réfugiés à l’étranger, notamment celui de Mahama, M. Nkurikiye a rappelé que la situation sécuritaire du pays est pleinement stabilisée. Soulignant que plus de 419 000 anciens réfugiés ont déjà été accueillis chaleureusement sur le sol burundais dont une majorité en provenance de la Tanzanie. Il a affirmé que les portes du pays restent grandement ouvertes à toute personne qui veut rentrer.
Jean Marie Ndayisenga
