
Le Burundi a célébré la journée internationale des risques de catastrophes, édition 2026, au terrain de l’ETS Kamenge, le mardi 27 octobre 2026. Léonidas Ndaruzaniye, ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, a indiqué que cette Journée offre une occasion particulière de jeter un regard rétrospectif sur les mécanismes qu’il faut mettre en oeuvre pour gérer les situations de catastrophe. C’est également une occasion d’évaluer les progrès déjà enregistrés et de renouveler l’engagement à travailler ensemble afin de faire face aux défis environnementaux susceptibles de menacer la sécurité et le développement.
Dans son discours, Léonidas Ndaruzaniye a fait savoir que la Journée internationale de la prévention des catastrophes est célébrée dans le but de sensibiliser la population sur l’importance de la prévention des catastrophes et de la réduction de leurs conséquences. Elle permet de sensibiliser les gouvernements, les institutions publiques et privées ainsi que les citoyens, afin qu’ils prennent des mesures nécessaires pour prévenir les catastrophes et en réduire les effets.

Selon toujours M. Ndaruzaniye, la sensibilisation se fait dans l’objectif de renforcer la culture de résilience et améliorer les capacités de préparation et de réponse aux catastrophes. Il s’agit aussi d’encourager les populations à passer d’une approche consistant à réagir uniquement après qu’une catastrophe à une démarche fondée sur l’anticipation survienne. Il convient également de faciliter l’accès aux alertes précoces et aux informations relatives aux conséquences potentielles des catastrophes. Lesdits alertes permettront aux populations de se préparer, de prendre des mesures de protection avant que les catastrophes ne surviennent et d’intervenir à temps.
Manuella Muscara, cheffe de la commission de l’organisation internationale des migrants (OIM) a souligné que chaque famille doit contribuer à la prévention des risques. Elle doits rester informée, prendre des mesures de précaution et appliquer des consignes de sécurité. L’objectif est de passer d’une réaction après l’émergence des catastrophes à une préparation anticipée pour limiter les pertes humaines et matérielles.
Emmanuella Muscara s’est félicitée de l’engagement du gouvernement burundais pour avoir intégré la prévention et la gestion des risques de catastrophes dans les priorités nationales de développement.
Cette orientation s’appuie notamment sur la stratégie nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes, le plan national de développement 2018-2027, la vision nationale 2040-2060 ainsi que le plan-cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable.
Le gouvernement burundais poursuit également plusieurs initiatives visant à améliorer les mécanismes de préparation et de réponse aux catastrophes. Parmi celles-ci figurent l’actualisation du plan de contingence multirisque 2026-2028, l’élaboration d’une feuille de route pour l’opérationnalisation d’un système d’alerte précoce multirisque à l’échelle nationale, ainsi que la production de cartes multirisques et le suivi des déplacements liés aux catastrophes.
Anicet Mbonifasha
