Le ministère des Infrastructures, des logements sociaux, des transports et de l’équipement a organisé le mardi 15 septembre 2026, un atelier d’information sur le projet de chemin de fer Uvinza-Musongati. Un projet qui présente plusieurs bénéfices et opportunités. Consolateur Nitunga, conseiller au cabinet du Secrétaire permanent au sein de ce ministère a souligné que l’un des principaux bénéfices attendus de ce projet concerne le développement du commerce et des échanges.

(Photo : Fidès Ndereyimana)
Selon M. Nitunga, le projet de chemin de fer Uvinza- MUsongati n’est pas un simple projet d’infrastructure, c’est plutôt un projet structurant à dimension économique, commerciale, industrielle et sociale. Il est appelé à contribuer profondément à la transformation de l’économie burundaise. Il a ajouté que la construction de cette liaison ferroviaire permettra de renforcer la connexion du Burundi aux réseaux de transports régionaux. Pour ce, elle offre une perspective importante pour améliorer l’accès du Burundi aux marchés régionaux et internationaux. Aussi, la construction de ce chemin de fer va contribuer à la réduction des coûts de transport des marchandises et va faciliter le déplacement des personnes.
M. Nitunga a indiqué que la construction du chemin de fer Uvinza- Musongati doit être perçu comme un levier de compétitivité pour les entreprises et une opportunité d’investissement. En effet, la construction et l’exploitation du chemin de fer vont créer des besoins importants dans plusieurs domaines. C’est pourquoi le Burundi doit préparer le secteur privé afin qu’il puisse participer pleinement à cette nouvelle dynamique économique.
Il contribuera à la création d’emploi
M. Nitunga a fait savoir qu’une meilleure infrastructure de transport peut contribuer à améliorer l’approvisionnement des industries en matière premières et faciliter l’évacuation des produits finis vers les marchés. Elle peut aussi faciliter l’émergence de nouvelles activités industrielles et logistiques autour des principaux pôles desservis par le chemin de fer. Une attention particulière est portée sur les bénéfices sociaux. Pour cela, M. Nitunga a souligné que la réalisation de ce chemin de fer contribuera à la création d’emploi direct et indirect que ce soit pendant la phase de construction et la phase d’exploitation. Elle permettra aussi de développer de nouvelles compétences professionnelles dans les domaines du transport ferroviaire, de la maintenance, de la logistique, de l’ingénierie, etc.
L’état d’avancement de ce projet
Concernant l’état d’avancement de ce projet, Aaron Niyungeko, coordinateur de l’UGP-Burundi (Unité de gestion du projet chemin de fer) a indiqué que les travaux préparatoires sont en cours. Ce sont entre autres les études de faisabilité, l’acheminement de certains équipements du projet sur le chantier, etc. S’agissant de l’électricité nécessaire pour ce projet, il a indiqué qu’il va nécessiter 100 MW, alors que le Burundi a une capacité de 174 MW et cela a suscité des inquiétudes au niveau des participants. Face à ces inquiétudes, M. Niyungeko a rassuré que parmi les grands projets de la Regideso, des barrages électriques en cours de construction vont produire une augmentation de la capacité de l’électricité. Il a précisé que la fin de ce projet est fixé au 21 mars 2031, c’est pourquoi, tous les ministères doivent travailler en synergie pour mobiliser les efforts sur la faisabilité de ce projet.
Fidès Ndereyimana
