
Se basant sur les enquêtes déjà réalisées, le Dr Mugisha affirme que les mutualistes (81,02%) sont plus satisfaits des prestations reçus dans les formations sanitaires sous convention avec les mutuelles communautaires que les non mutualistes (73,51%).
Dans le monde, le nombre de décès dû à la mauvaise qualité des soins de santé est plus élevé que celui des décès dus au manque d’accès aux services de santé. Selon le médecin conseil à la Pamusab (Plateforme des acteurs des mutuelles de santé au Burundi), Salomon Migisha, 15% des décès dans les pays à revenus faibles ou moyens sont dus à des soins de santé de mauvaise qualité.
« Lorsque les soins de santé ne sont pas de bonne qualité, les traitements peuvent ne pas être efficaces voire être préjudiciables», indique M. Migisha. Ce médecin souligne que les mutuelles communautaires ont une forte contribution dans le respect des protocoles nationaux des traitements des maladies. Ces dernières contribuent également à réduire des fraudes dans les formations sanitaires sur prescription, des médicaments génériques, régulation des prix des médicaments et de certains soins.
Selon ce médecin conseil à la Pamusab, les mutuelles communautaires contribuent également à l’amélioration des services non seulement pour les mutualistes mais aussi pour les non mutualistes. Elles contribuent au renforcement de l’esprit de redevabilité de la part des prestataires des soins .
Se basant sur les enquêtes déjà réalisées, le Dr Mugisha affirme que les mutualistes (81,02%) sont plus satisfaits des prestations reçus dans les formations sanitaires sous convention avec les mutuelles communautaires que les non mutualistes (73,51%). Cette forte satisfaction des mutualistes pourrait être expliquée par le fait que les montants des paiements directs sont moins élevés pour eux.
La prestation des soins de qualité exige; selon l’Organisation mondiale de la santé, la bonne gouvernance, un personnel de santé qualifié et compétent, soutenu et motivé. Elle exige aussi des mécanismes de financement, des systèmes d’informations permettant une surveillance, apprentissage continu, la disponibilité et la règlementation des médicaments.
Moïse Nkurunziza