Africa CDC, en collaboration avec le ministère de la Santé publique organise des formations à Bujumbura et à l’intérieur du pays, à l’intention des équipes chargées de la prévention et de la réponse aux épidémies des districts à haut risque. L’objectif est de renforcer leurs capacités sur les procédures standardisées et opérationnelles dans la gestion des épidémies à fièvre hémorragique, affirme Dr Jean Bosco Girukwishaka, le représentant de l’Africa CDC au Burundi.

Dr Girukwishaka informe que l’Africa CDC est une agence spécialisée de santé de l’Union africaine. Sa mission principale est d’appuyer les pays membres de l’Union africaine à renforcer leur système de santé, afin de prévenir, de détecter précocement et de répondre efficacement à toute menace de santé publique ou épidémie. « Comme vous le savez, le 15 mai 2026, une épidémie d’Ebola a été déclarée en République démocratique du Congo et en Ouganda. Africa CDC est donc mobilisée pour appuyer en priorité les pays touchés par cette épidémie, mais aussi pour renforcer les capacités des systèmes de santé des pays à haut risque en matière de prévention et de riposte. C’est pour cette raison que le Burundi figure parmi les premiers pays à risque. «Nous sommes donc interpellés à appuyer le pays à renforcer ses capacités de prévention », précise-t-il.
Différents secteurs concernés
Dr Girukwishaka rappelle que cette formation s’inscrit dans une série d’autres formations déjà en cours et d’autres qui sont prévues, ciblant différentes institutions et équipes. Il s’agit, entre autres, des équipes en charge de la prévention et de la réponse aux épidémies des districts à haut risque. Ces équipes sont multisectorielles. « Elles sont composées de membres du secteur de la santé tels que les médecins, les psychologues, les laborantins, les pharmaciens, les hygiénistes ainsi que d’autres secteurs notamment ceux de la santé animale, de la santé environnementale, mais aussi de l’administration », a-t-il souligné.
Il précise que ces équipes multisectorielles interviennent à la fois dans la prévention, et dans la réponse aux épidémies de toutes sortes. Au cours de ces formations dispensées, explique-t-il, les équipes sélectionnées reçoivent des informations sur la maladie : modes de transmission, mécanismes de prévention, de prise en charge, de détection et d’isolement. Dr Girukwishaka garde l’espoir que les équipes qui bénéficient de ces différentes formations seront outillées pour faire face à une éventuelle épidémie, si elle venait à être déclarée dans le pays. Ces équipes peuvent également aider les communautés, non seulement à la prévention, mais aussi à limiter la propagation dans les différents districts sanitaires.
Rose Mpekerimana
