La Première dame, Angeline Ndayishimiye a rehaussé de sa présence, le mercredi 2 septembre 2026 à Gitega, les cérémonies de clôture des activités de la campagne de prise en charge de la fistule obstétricale au Burundi. Cette campagne a été organisée par la fondation Bonne action Umugiraneza, en partenariat avec l’Hôpital régional de Gitega.

(Photo : Eric Sabumukama)
Dans son allocution, la Première dame a vivement salué la contribution des médecins spécialistes venus d’Éthiopie et de la Tanzanie pour travailler aux côtés de leurs homologues burundais. Elle a indiqué que cette collaboration avait permis de mettre en commun les connaissances, les compétences et les expériences, afin de dépister, opérer et traiter plusieurs femmes souffrant de la fistule obstétricale.
Une maladie aux conséquences sociales et familiales
La Première dame Angeline Ndayishimiye a souligné que la fistule obstétricale ne constitue pas uniquement un problème de santé. Elle représente également un problème familial et social qui touche profondément la personne qui en souffre et qui a des conséquences sur son développement socioéconomique. Elle a ainsi appelé les familles et la communauté à apporter leur soutien aux femmes atteintes de cette maladie, notamment par l’encouragement, l’accompagnement et l’affection.
Angeline Ndayishimiye a, par ailleurs, encouragé les femmes prises en charge au cours de cette campagne à suivre attentivement les conseils des médecins, afin de consolider leur guérison. Elle leur a demandé de devenir, à leur retour dans leurs communautés, de véritables témoins de la lutte contre la fistule obstétricale, en partageant leurs expériences et en expliquant aux autres femmes comment elles ont été prises en charge et guéries. Elle a également invité toute personne qui soupçonne être atteinte de cette maladie à consulter rapidement l’établissement de santé le plus proche.
La prévention, meilleure arme contre la fistule
Pour Mme Ndayishimiye, la lutte contre la fistule obstétricale ne doit pas se limiter au traitement des femmes déjà atteintes. La prévention constitue également un moyen essentiel pour réduire cette maladie. Elle a ainsi appelé les femmes enceintes à effectuer régulièrement les consultations prénatales afin que leur grossesse soit suivie par des professionnels de santé jusqu’à l’accouchement. Elle a également exhorté les parents à faire contrôler régulièrement la santé de leurs enfants. Selon elle, certaines maladies congénitales, notamment celles qui touchent les parties intimes, peuvent être détectées dès le jeune âge et prises en charge à temps.
Vingt-huit femmes ont été opérées
A son tour, le directeur de l’Hôpital régional de Gitega, Eric Ndihokubwayo, a indiqué que la campagne de prise en charge de la fistule obstétricale avait débuté le 24 août 2026. Au total, 28 femmes ont bénéficié d’une intervention chirurgicale dans le cadre de cette campagne. Leur état de santé est actuellement jugé satisfaisant. Eric Ndihokubwayo a remercié la Première dame du Burundi pour avoir, à travers la fondation Bonne Action Umugiraneza, placé la prise en charge de la fistule obstétricale parmi ses priorités. Il a souligné que cette initiative avait permis à plusieurs femmes qui avaient perdu espoir à cause de cette maladie de retrouver leur dignité et de se sentir à nouveau valorisées au sein de leurs familles.
Enfin, afin de faciliter leur réintégration sociale et de leur permettre de retrouver leur autonomie, le directeur Ndihokubwayo a plaidé pour que les femmes guéries bénéficient d’un accompagnement dans différents métiers générateurs de revenus. Dans le cadre de réconforter et encourager ces femmes atteintes de la fistule obstétrical, Mme Ndayishimiye était venue étant munie d’une assistance composée de vivres et non vivres leur destinée.
Eric Sabumukama
