Le Premier ministre Nestor Ntahontuye a réuni, le mardi 9 juin 2026 à Gitega, les administratifs provinciaux et communaux ainsi que certains membres du gouvernement. Les échanges ont porté notamment sur l’organisation des activités selon la nouvelle réforme administrative et son état d’avancement dans les provinces et communes, l’état des lieux de la campagne de fabrication des bancs pupitres à l’échelle nationale, la valorisation de vieux boisement de l’Etat, l’hygiène et l’assainissement ainsi que la protection des terres cultivables.

S’agissant de la nouvelle organisation des provinces et communes dans le cadre de la réforme administrative, M. Ntahontuye a indiqué que des activités préliminaires ont déjà été réalisées, notamment la réhabilitation des bâtiments publics afin de doter les agents de lieux de travail appropriés et réorganiser ces infrastructures dans l’intérêt de tous. Il a précisé que l’étape restante concerne l’acquisition d’équipements.
A cet effet, le gouvernement est en train de mobiliser les moyens financiers nécessaires afin que les fonds destinés à l’achat de ces équipements soient transférés aux différents services provinciaux et communaux. Il a fait savoir qu’une première tranche a déjà été octroyée à certains bénéficiaires et que les autres la recevront prochainement. Les responsables concernés ont été appelés à utiliser ces ressources conformément aux listes d’équipements pour lesquels elles ont été demandées.
Fabrication des bancs pupitres : seulement 3 % des objectifs atteints
Une autre question examinée au cours de cette réunion concerne la fabrication de bancs pupitres dans le cadre de doter toutes les classes du Burundi de bancs pupitres suffisants. A ce sujet, M. Ntahontuye a indiqué que le nombre de bancs déjà fabriqués demeure très faible par rapport aux objectifs fixés. Sur les 338 119 bancs prévus, seulement 3 % ont été réalisés. Il a ainsi demandé aux responsables de cette activité de redoubler d’efforts afin que tous les bancs pupitres soient fabriqués et acheminés dans les écoles avant le 15 août 2026.
Plus de 1,5 milliard de FBu déjà générés par la vente du vieux boisement de l’Etat
Toujours dans le cadre de la valorisation du vieux boisement de l’Etat, M. Ntahontuye a annoncé que les recettes issues de leur vente s’élèvent déjà à 1 529 000 000 FBu. Il a également indiqué que les services de la Primature, en collaboration avec le ministère de l’Environnement, l’agriculture et l’élevage, ont déjà identifié plus de 1 000 hectares de boisement près à abattre à travers tout le pays et une liste détaillée par commune sera prochainement publiée. Les autorités administratives ont été appelées à poursuivre les opérations de vente de ces arbres afin que les recettes soient versées dans le trésor public. Toutefois, pour éviter toute déforestation, elles sont invitées à procéder à une coupe partielle et attendre la repousse des arbres coupées pour abattre l’autre partie.
Des sanctions annoncées contre les contrevenants à l’hygiène et assainissement
Concernant l’hygiène et l’assainissement, M.Ntahontuye s’est félicité des progrès déjà enregistrés grâce à l’implication de l’administration et à l’adhésion de la population. Malgré ces progrès, il a deploré qu’il y a encore quelques contrevenants et a annoncé que des sanctions vont commencer à être appliquées à ces derniers. M. Ntahontuye a également exhorté les institutions publiques à renforcer les actions d’assainissement autour de leurs bureaux et résidences, notamment par l’aménagement des espaces verts et la plantation de fleurs et d’arbres.
Au cours de cette même réunion, M. Ntahontuye est revenu sur la protection des terres cultivables. Il a demandé que chaque ménage dispose, durant cette saison sèche, de fosses compostières et courbes de niveau dans les champs. Pour cela, il a invité les administratifs à sensibiliser la population à cette activité et veiller à ce que des sanctions soient appliquées à ceux qui ne respecteraient pas ces directives.
En marge de cette réunion, M. Ntahontuye a remis douze ordinateurs, un pour chaque province. Les gouverneurs ont été chargés de les affecter aux services qui en ont le plus besoin.
Eric Sabumukama
