
(Photo : Ferdinand Hakizimana)
Réunis en séance plénière à l’hémicycle de kigobe, le 7 septembre 2026, sous l’égide de Daniel Gélase Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale, les députés ont analysé le rapport définitif d’audit de la gestion de la Direction générale des affaires pénitentiaires (DGAP): cas de la prison de Rumonge. Les échanges ont mis en lumière des manquements liés notamment aux conditions de vie des détenus, à la gestion administrative et financière et à l’approvisionnement en médicaments. Le ministère de tutelle, présent pour les questions orales des députés, a fait savoir que des mécanismes sont engagés pour corriger ces irrégularités et améliorer la gouvernance pénitentiaire.
Présentant le rapport, Patricie Nduwimana, présidente de la commission permanente de l’éducation, de la jeunesse, des sports et loisirs, de la culture et de la communication, a indiqué que l’analyse du rapport définitif d’audit de la gestion de la DGAP, cas de la prison de Rumonge, déposé à l’Assemblée nationale dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale par la Cour des comptes, a relevé plusieurs manquements dans la gestion de cet établissement pénitentiaire. Il s’agit notamment de l’absence du règlement d’ordre intérieur actualisé, de la non-tenue des registres d’hébergement, des décès et des biens consignés, de la non-affichage des droits et devoirs des détenus entre autres.
Dans le domaine financier, le rapport a recommandé de prévoir, dans le Plan de travail et budget annuel (PTBA) de la DGAP, le financement des activités d’élevage et d’agriculture. Il a également été recommandé de tenir un registre des productions issues de ces activités.
La couverture contre les incendies, parmi les recommandations
Concernant la couverture contre les incendies, la Cour des comptes a recommandé la souscription d’une police d’assurance globale. Le rapport a aussi relevé des ruptures de stocks de médicaments et de produits pharmaceutiques au centre de santé attaché à la prison de Rumonge. A cet égard, il a recommandé au ministère de la Justice, des droits de la personne Humaine et du genre de collaborer, avec le ministère de la Santé publique, afin de garantir un approvisionnement régulier
S’exprimant sur le rapport de la Cour des comptes, Alfred Ahingejeje, ministre de la Justice, des droits de la personne humaine et du genre, a salué le travail effectué par cette institution, soulignant que les manquements relevés doivent être redressés. Il a indiqué que son ministère doit s’investir davantage pour améliorer la gouvernance administrative pénitentiaire et assurer le respect des droits des détenus.
Répondant à la question de la commission sur les raisons pour lesquelles le règlement d’ordre intérieur de la prison centrale de Rumonge n’a pas été actualisé après treize ans, afin de le mettre en conformité avec la loi n° 1/24 du 14 décembre 2017 portant révision du régime pénitentiaire. M. Ahingejeje a fait savoir que plusieurs textes du secteur judiciaire sont en cours d’actualisation, y compris le règlement d’ordre intérieur des établissements pénitentiaires.
Les députés appellent le ministre au redressement de la situation de tous les établissements pénitentiaires car, la situation apparaît semblable.
Ferdinand Hakizimana
