
Le Burundi et l’Angola entendent renforcer, davantage, leurs relations bilatérales. Dans cette perspective, l’Assemblée nationale du Burundi a analysé et adopté, à l’unanimité, le vendredi 4 septembre 2026, le projet de loi portant ratification de l’Accord de coopération entre les deux pays relatif à l’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service. La séance plénière était dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Gélase Daniel Ndabirabe.
« Cet Accord permettra aux ressortissants de l’une des parties à l’Accord, détenteurs de passeports diplomatiques ou de service, d’entrer, de transiter, de séjourner et de sortir du territoire de l’autre partie sans obligation de visa », a expliqué le ministre en charge des Affaires étrangères, Edouard Bizimana, dans son exposé des motifs devant les députés. Selon le ministre Bizimana, ledit Accord vise notamment à faciliter et à accélérer les déplacements liés aux visites de haut niveau, au tourisme ainsi qu’à d’autres activités.
Edouard Bizimana a rappelé que le Burundi et l’Angola entretiennent de bonnes relations diplomatiques, qui se développent notamment dans le cadre de la coopération Sud-Sud et des principes de l’Union africaine. C’est dans cette dynamique qu’un Accord de coopération a été signé le 17 février 2026 à Addis-Abeba, en Ethiopie, en marge du 39e Sommet de l’Union africaine, avec pour objectif de « renforcer, davantage, les relations bilatérales » entre les deux pays.
Répondant à une question des députés sur les raisons pour lesquelles la suppression des visas n’est pas encore généralisée à l’ensemble des pays africains, notamment dans le cadre des accords déjà ratifiés au sein de certaines communautés économiques régionales telles que l’EAC, le ministre Bizimana a expliqué que cette démarche ne pouvait pas être mise en œuvre immédiatement à l’échelle du continent.
Il a précisé que l’exemption des visas doit se faire progressivement, en tenant compte des engagements pris dans le cadre de l’Union africaine, des instruments des Communautés économiques régionales, ainsi que des impératifs liés à la sécurité, à l’ordre public et à la santé publique. Le ministre a également apporté des éclaircissements aux autres préoccupations soulevées par les députés au cours des échanges.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Gélase Daniel Ndabirabe, a exhorté les Burundais concernés, à saisir les opportunités offertes par cet Accord, tout en veillant au strict respect des lois et règlements en vigueur.
Après l’examen du texte et l’adoption de quelques amendements, le projet de loi portant ratification de l’Accord relatif à l’exemption de visas pour les ressortissants burundais et angolais détenteurs de passeports diplomatiques ou de service a été adopté à l’unanimité par les députés.
Claude Hakizimana
